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Spécialiste des relations internationales à la Central European University, Zsuzsanna Szelényi tire, dans un entretien au « Monde », un premier bilan des six mois au pouvoir de Péter Magyar, élu sur la promesse de mettre fin à l’illibéralisme de Viktor Orban.

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Zsuzsanna Szelényi, spécialiste des relations internationales au Central European University (CEU), lors du Budapest Forum, à Budapest, le 1er octobre 2026. Zsuzsanna Szelényi, spécialiste des relations internationales au Central European University (CEU), lors du Budapest Forum, à Budapest, le 1er octobre 2026.

En avril, la victoire aux élections législatives hongroises de Tisza, le parti du conservateur pro-européen Péter Magyar, a marqué la fin du régime illibéral mené par Viktor Orban depuis 2010. Six mois après le scrutin, Zsuzsanna Szelényi, spécialiste des relations internationales au Central European University (CEU) Democracy Institute à Budapest, également autrice de l’ouvrage Tainted Democracy. Viktor Orbán and the Subversion of Hungary (« démocratie corrompue. Viktor Orban et la subversion de la Hongrie », Hurst Publisher, 2023, non traduit), évoque les défis se posant au nouveau gouvernement, élu sur la promesse de restaurer la démocratie dans le pays.

Vous estimez que démanteler le système bâti par Viktor Orban depuis 2010 sera plus difficile encore que de le battre aux élections. Quelles sont les difficultés dans le champ économique ?

La politique économique hongroise des seize dernières années poursuivait un objectif très simple : maintenir au pouvoir le Fidesz, le parti dirigé par Viktor Orban. Chaque décision économique était prise dans la perspective d’extraire de l’argent par l’intermédiaire de la corruption, de contrats et de marchés publics surévalués.

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