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Identifié par plusieurs médias américains, ce jeune homme de 21 ans avait déjà été repéré à plusieurs reprises aux abords du complexe présidentiel. Les autorités n’ont pas encore officiellement confirmé son nom.
Passer la publicité Passer la publicitéQuelques secondes, un sac, une arme, puis les tirs. Samedi soir, peu après 18 heures (minuit en France), un homme s’approche d’un point de contrôle de la Maison-Blanche, à l’angle de la 17th Street et de Pennsylvania Avenue, tout près du bâtiment administratif Eisenhower. Selon le Secret Service, il sort alors une arme de son sac et ouvre le feu sur les agents postés sur place. Ces derniers ripostent. Touché, l’assaillant est transporté à l’hôpital, où il succombe à ses blessures. Un passant est également atteint par balle. Aucun agent n’est blessé. Donald Trump, qui se trouvait alors à la Maison-Blanche, n’a pas été touché.
Son identité n’a pas encore été rendue publique par les autorités. Mais, selon plusieurs médias américains citant des sources proches de l’enquête, le tireur présumé s’appellerait Nasire Best. Âgé de 21 ans, originaire du Maryland, il vivait depuis environ dix-huit mois à Washington, d’après CBS . Un profil encore parcellaire, mais déjà marqué par une série d’alertes autour du même lieu : la Maison-Blanche. Car Nasire Best n’était pas un inconnu pour les services chargés de la sécurité présidentielle. Des documents judiciaires du district de Columbia, cités par la presse américaine, montrent qu’il avait déjà été arrêté en juillet 2025, après avoir tenté d’entrer sans autorisation dans une zone sécurisée du complexe présidentiel. Il aurait alors ignoré les injonctions des agents, franchi une voie de sortie dans un secteur restreint, puis déclaré qu’il était «Jésus-Christ» et qu’il voulait être arrêté.
«Le véritable» Oussama ben Laden
À la suite de cet épisode, une ordonnance judiciaire lui interdisant de s’approcher du site de la Maison-Blanche avait été prononcée. Un mandat d’arrêt avait ensuite été émis après un signalement de non-respect de cette mesure, avant que le jeune homme ne se présente finalement à une audience ultérieure. L’incident de juillet n’aurait pas été le premier. Selon CNN, qui s’appuie sur un document judiciaire et des sources policières, Nasire Best avait déjà été pris en charge le 26 juin 2025 après avoir bloqué une voie d’accès au complexe présidentiel. Il aurait alors affirmé être «Dieu», avant d’être conduit à l’Institut psychiatrique de Washington pour une évaluation psychiatrique. La chaîne américaine rapporte également qu’il était connu du Secret Service pour rôder autour de la Maison-Blanche et demander comment accéder à différents points d’entrée.
Sur les réseaux sociaux, les enquêteurs auraient découvert d’autres propos inquiétants. Toujours selon CNN, des publications attribuées à Nasire Best le montrent affirmant, une nouvelle fois, être «le fils de Dieu», ou encore «le véritable» Oussama ben Laden. Au moins un message laisserait entendre son souhait de s’en prendre à Donald Trump. Mais, à ce stade, les autorités n’ont pas établi publiquement de mobile. Elles n’ont pas indiqué si le président américain était directement visé, ni si l’attaque relevait d’une motivation politique. Un responsable des forces de l’ordre cité par le Washington Post décrit le jeune homme comme une personne souffrant de troubles émotionnels. Aucun diagnostic médical précis n’a toutefois été rendu public. Et selon une source policière citée par CNN, Nasire Best n’avait jamais auparavant été vu par les forces de l’ordre en train d’agir violemment, de porter ou de brandir une arme.


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