NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le jour de la fête du Travail 2026, la classe ouvrière américaine sera confrontée à une attaque sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. La crise économique du capitalisme américain ne suscite qu'une seule réponse de la part de la classe dirigeante et de ses deux partis politiques : faire payer la classe ouvrière.
En vertu de la loi dite « One Big Beautiful Bill Act » de Trump, le programme Medicaid, qui assure 74,9 millions de personnes, dont 35,7 millions d'enfants, subira des coupes de plus de 900 milliards de dollars sur dix ans, imposées à travers des obligations de travail, des exclusions et des renouvellements mensuels. Le Bureau du budget du Congrès estime qu'entre 11 et 17 millions de personnes perdront leur couverture. Cette même loi entraînera des coupes automatiques de près de 500 milliards de dollars dans le programme Medicare.
Les bons alimentaires ont été amputés de 187 milliards de dollars, soit la plus forte réduction de l'histoire du programme, privant ainsi d'aides environ 5 millions de personnes, dont au moins 1,2 million d'enfants. Le Wall Street Journal, saluant cette mesure comme une réforme, exige une nouvelle réduction des « dépenses obligatoires », c'est-à-dire la Sécurité sociale, Medicare et Medicaid.
Cet argent sera redirigé vers le financement la guerre. Le budget de l'administration pour l'exercice 2027 prévoit 1 500 milliards de dollars pour l'armée, soit une augmentation de 445 milliards de dollars et, compte tenu de l'inflation, la plus forte hausse annuelle depuis la Seconde Guerre mondiale. Le Pentagone a sollicité plus de 200 milliards de dollars de financement supplémentaire pour la guerre contre l'Iran.
Le déficit est lui-même un mécanisme d'enrichissement. La dette nationale a dépassé les 40 000 milliards de dollars le 18 août, soit le double de sa valeur lors de l'entrée en fonction de Trump à la Maison-Blanche en janvier 2017, et les intérêts avoisinent les 1 000 milliards de dollars par an.
Il s'agit d'un tribut continu versé par la classe ouvrière à l'oligarchie financière qui détient la dette. Les ménages appartenant aux 1 % les plus riches possèdent 38 % de tous les titres d'État et municipaux détenus par les ménages américains, selon les comptes financiers de la Réserve fédérale, tandis que la part qui revient à la moitié la plus pauvre de la population est négligeable. La croissance de la dette et l'enrichissement des plus riches ne font qu'un.
La réalité dominante de la vie américaine est l'ampleur ahurissante des inégalités sociales. La rémunération médiane des PDG des entreprises du S&P 500 a atteint 17,3 millions de dollars l'an dernier et le ratio moyen de rémunération PDG/employé a grimpé à 312 pour 1, selon le rapport « Executive Paywatch » 2026 de l'AFL-CIO. Ce ratio exclut Elon Musk, dont la rémunération s'élève à 158 milliards de dollars et qui est devenu le premier billionnaire au monde en juin. La part du travail dans le revenu national a chuté à son plus bas niveau depuis la Seconde Guerre mondiale.
La classe dirigeante comprend qu'un programme de cette ampleur ne peut être imposé par la voie démocratique. Trump fabrique des prétextes pour supprimer, truquer ou invalider les élections de mi-mandat de novembre, exigeant l'adoption du SAVE America Act afin de priver de leurs droits civiques des millions d'électeurs de la classe ouvrière, tandis que son régime proclame qu'il ne perdra aucune élection pendant un siècle. En janvier, des agents fédéraux ont assassiné Renée Nicole Good et Alex Pretti dans les rues de Minneapolis lors de l'occupation paramilitaire de la ville. L’érection d’une dictature est la manifestation politique de l'attaque contre la classe ouvrière.
L'administration Trump est un gouvernement de l'oligarchie, pour l'oligarchie. Les démocrates, cependant, ne sont pas un parti d'opposition. Ils sont complices de l'offensive de la classe dirigeante contre les travailleurs. L'ensemble de l'establishment, quelles que soient ses querelles internes, est uni pour faire peser le fardeau de la crise capitaliste qui s’aggrave sur la classe ouvrière.
Et c'est là que le rôle de la bureaucratie syndicale devient décisif. Si les médias évoquent la fête du Travail, c'est pour assimiler la classe ouvrière aux syndicats. Or, le mouvement ouvrier américain, qui jadis offrait une certaine protection contre l’exploitation éhontée, a disparu depuis longtemps.
Aujourd'hui, les syndicats sont des gendarmes du travail, intégrés à la structure de la direction et de l'État capitaliste. Le président de l'UAW, Shawn Fain, se vante de collaborer avec l'administration Trump sur les droits de douane, cette même guerre commerciale qui a jeté des dizaines de milliers d'ouvriers de l'automobile au chômage, sans jamais avertir ses membres de la menace de dictature. Toute lutte qui échappe au contrôle de cet appareil est intolérable, car toute la stratégie visant à faire payer les travailleurs repose sur le musèlement de la lutte des classes.
La bureaucratie joue ce rôle depuis près de cinquante ans. Dans les années 1980, l'AFL-CIO a participé à la désindustrialisation et à la destruction de la PATCO, car elle acceptait la nécessité de tirer les salaires des travailleurs américains vers le bas pour rester compétitifs face au Japon. En 2009, l'UAW a apporté son soutien indéfectible à la restructuration de General Motors et de Chrysler menée par l'administration Obama, imposant des conventions collectives qui ont drastiquement réduit les salaires et instauré un système à échelons salariaux pour la génération suivante de travailleurs.
Concrètement, les conséquences sont mortelles. Plus de 5 000 travailleurs meurent chaque année au travail, soit près de 14 par jour, et l'AFL-CIO estime que 120 000 à 135 000 autres décèdent chaque année de maladies professionnelles. Le 1er août, James Brasher, 57 ans, membre de l'UAW et fort de plus de 30 ans d'ancienneté, a fait une chute mortelle de 7,5 mètres au centre de pièces détachées Mopar de Stellantis à Center Line, dans le Michigan. Il s'agissait du troisième employé de Stellantis tué dans le cadre de la convention collective « historique » de 2023 de l'UAW. Jeudi soir, Moet McCullum, 41 ans, mère de trois enfants et employée depuis 11 mois, a été percutée et tuée par une rame de la ligne D du métro dans le Bronx alors qu'elle installait des feux de signalisation. Le syndicat des travailleurs des transports (TWU) empêche par ailleurs une grève des employés des transports en commun de New York.
Ce phénomène est international. En Allemagne, IG Metall a accepté la suppression de dizaines de milliers d'emplois chez Volkswagen et s'est joint aux comités d'entreprise pour célébrer la « rigueur budgétaire » qui détruit les moyens de subsistance des travailleurs qui créent toute la valeur, tandis que les usines sont reconverties pour la production d'armements.
Cette réalité sociale alimente une immense vague d'opposition, qui prend de plus en plus la forme d'une rébellion contre la bureaucratie elle-même. Des conventions collectives ont été rejetées les unes après les autres. L'année a commencé au Minnesota, où plus de 100 000 travailleurs et jeunes ont manifesté le 23 janvier contre l'occupation de l'État par l'ICE. L'appareil syndical, de concert avec les démocrates, a conspiré pour bloquer l'émergence d'un mouvement de grève générale.
L'Alliance ouvrière internationale des comités de base (IWA-RFC) a pour but de fournir un cadre organisationnel ce mouvement. Elle encourage et pilote la création de comités élus et dirigés par les travailleurs eux-mêmes sur tous les lieux de travail, par-delà les secteurs et les frontières nationales. Dans les années 1930, les travailleurs qui ne pouvaient défendre leurs intérêts au sein de la Fédération américaine du travail (AFL), organisation fondée sur les métiers, ont créé de nouvelles organisations industrielles, qui ont donné naissance à la CIO.
Ces comités ne se contentent pas de défendre les travailleurs contre les employeurs. Ils préfigurent une véritable démocratie et un pouvoir ouvrier, permettant à la classe ouvrière de se constituer en future classe dirigeante. La campagne de Will Lehman, ouvrier de Mack Trucks candidat à la présidence de l'UAW avec un programme d'abolition de l'appareil bureaucratique et de transfert du pouvoir aux travailleurs, a donné à cette révolte une expression politique consciente.
La crise du capitalisme américain ne peut être résolue dans le cadre du système de profit. La classe dirigeante n'a d'autre réponse que la guerre à l'étranger, l'austérité au pays et la dictature pour imposer les deux. La classe ouvrière doit répondre par sa propre mobilisation indépendante : la création de comités de base dans chaque lieu de travail, leur unification internationale par le biais de l'IWA-RFC, et la lutte pour un gouvernement ouvrier et la réorganisation socialiste de la vie économique.
Le Parti de l'égalité socialiste lutte pour armer le mouvement ouvrier naissant d'une perspective révolutionnaire et internationaliste. Nous exhortons tous les travailleurs et tous les jeunes qui partagent cette perspective à adhérer au PES dès aujourd'hui.


9 hour_ago
12























.jpg)






French (CA)