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Fête des grands-mères : ce n’est pas qu’une impression, votre mère est bien différente avec ses petits-enfants

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Life 01/03/2026 11:00

C’est la fête des grands-mères, l’occasion de leur poser une question brûlante : se sentent-elles parfois plus proches de leurs petits-enfants que de leurs enfants ?

« Mes petits enfants ont tendance à générer des sentiments plus forts de joie et de bonheur chez moi que mes enfants adultes », explique Lisa Carpenter.

Willie B. Thomas / Getty Images

« Mes petits enfants ont tendance à générer des sentiments plus forts de joie et de bonheur chez moi que mes enfants adultes », explique Lisa Carpenter.

À tous les parents qui ont l’impression que le lien entre leur mère ses petits-enfants est bien différent de celui qu’ils entretiennent avec elle, vos soupçon sont avérés. C’est ce que montre une étude menée par l’université Emory à Atlanta menée par James Rilling, professeur d’anthropologue et de sciences comportementales.

Intéressé par le rôle des grand-mères dans l’histoire de l’évolution, le chercheur et son équipe ont mesuré la fonction cérébrale d’une cinquantaine de femmes ayant au moins un petit-enfant biologique âgé de 3 à 12 ans. Avec des IRM, les chercheurs ont observé le cerveau des grands-mères pendant qu’elles regardaient des photos d’un petit-enfant, des parents de l’enfant et des images d’enfants et d’adultes sans lien de parenté avec elles.

« Lorsque les grands-mères regardaient les photos de leurs petits-enfants, elles activaient particulièrement les régions du cerveau impliquées dans l’empathie émotionnelle [la capacité à ressentir les émotions d’une autre personne, ndlr], telles que le cortex insulaire et le cortex somatosensoriel secondaire », explique Rilling à la version américaine du HuffPost.

[Note : Cet article est une traduction réalisée par la rédaction du HuffPost France, à partir d’un article re-publié en janvier 2026 sur le HuffPost américain. L’article original est à lire ici. Il a été traduit, raccourci et édité dans un souci de compréhension pour un lectorat francophone.]

Devant des photos de leurs propres enfant, ce sont d’autres zones du cerveau des grands-mères qui s’activaient particulièrement : celles qui sont impliquées dans l’empathie cognitive, soit la capacité à adopter le point de vue d’une autre personne sans nécessairement partager ses émotions. Deux réactions cérébrales distinctes, donc. D’où vient cette (adorable) emprise que les petits-enfants exercent sur leurs aïeules, et crée-t-elle une proximité plus forte qu’avec leurs enfants ?

Pour Rilling, il est probable qu’elle soit en partie liée au fait qu’en tant qu’êtres humains, nous ayons évolué de manière à trouver les enfants mignons, attachants, et qu’ils nous donnent envie de nous occuper d’eux. Mais pour avoir des réponses mois théoriques, nos confrères outre-Atlantique ont choisi d’aller interroger les expertes en la matière : les grands-mères elles-mêmes.

Profiter des bons moments et éviter les questions épineuses

Marion Conway, grand-mère de trois enfants et blogueuse, pense généralement qu’il y a plus de « d’excitation et de joie » à passer du temps avec ses petits enfants. « Comme vous n’êtes pas vraiment une figure d’autorité pour vos petits-enfants, mais plutôt un soutien, vous êtes tous les deux plus ouverts à une relation sans stress », explique-t-elle.

Un son de cloche partagé par Donna Davis, qui voit sa relation avec ses trois petits-enfants comme une « page blanche ». « La différence de proximité entre ces deux générations est liée à notre histoire partagée. Être parent peut être une relation conflictuelle, avec des luttes de pouvoir, la définition de limites, une certaine dose d’ego et une responsabilité certaine quant à l’avenir de votre enfant. » Le contraire, ou presque, du lien qu’elle entretien avec la génération suivante. « Les petits-enfants, on peut simplement les aimer de manière inconditionnelle et trouver que tout ce qu’ils font et disent est merveilleux et exceptionnel. »

Lisa Carpenter, grand-mère de six petits-enfants et autrice de « A Love Journal : 100 Things I Love About Grandma » (non traduit en français), pointe une autre disparité. « La plus grosse différence, c’est que mes petits enfants ont tendance à générer des sentiments plus forts de joie et de bonheur chez moi que mes enfants adultes, détaille-t-elle. Je ressens une curiosité intense : qui ils sont, ce qui se passe dans leurs petites têtes, qui ils vont devenir... »

Elle reconnaît que les grands-mères ont la chance de profiter des moments les plus amusants, tout en échappant aux « questions épineuses de l’éducation des enfants » - qu’elles ont déjà vécu avec les leurs. Et même si elle ne se sent pas plus proche des ses petits enfants que de ses enfants adultes, elle explique avoir « des sentiments différents à leur égard, même si je les aime et me soucie intensément des deux. »

Malgré tout ce qui est passionnant, Carpenter admet qu’à la fin d’une longue journée avec ses petits-enfants, elle est heureuse de pouvoir profiter de ses soirées au calme. « En général, lorsque les enfants sont fatigués et que mamie est fatiguée, il est temps de partir, et les parents doivent gérer les caprices et les pleurs, tandis que je peux me reposer », pointe-t-elle. « C’est à ce moment-là que cette grand-mère éprouve les sentiments les plus forts pour ses enfants adultes, des sentiments de gratitude. »

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