NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’espoir n’aura pas duré pour les producteurs de grains de l’Estrie. La décision de l'Iran de fermer le détroit d'Ormuz au lendemain d'une brève réouverture de cette voie commerciale jette une nouvelle ombre sur le milieu agricole
Près de 20 % des engrais azotés du pays passent par ce passage maritime stratégique. Benjamin Boivin, qui assure la relève à la ferme Rayginil à Coaticook, craint d’en manquer pour la période estivale.

Des pétroliers sont ancrés dans le détroit d'Ormuz au large de l'île de Qechm, en Iran, le samedi 18 avril 2026.
Photo : Associated Press / Asghar Besharati
C’est une course contre la montre pour s'approvisionner en engrais, selon celui qui assume également le rôle de président des producteurs de grains de l'Estrie. Il y a des périodes bien stratégiques où ces engrais doivent être appliqués pour aller chercher le maximum de rendement dans les champs, précise benjamin Boivin
L’agriculteur indique que cette incertitude pourrait coûter cher aux artisans du grain. Les dépenses de la ferme Rayginil, qui produit jusqu'à 6 mille tonnes de grains par année, pourraient augmenter dans les prochaines semaines; Benjamin Boivin estime que le coût de ses engrais pourrait être de 25 à 40 % supérieur à celui de l'année précédente.
Quand les coûts montent, il faut se dire que le prix du panier d'épicerie va suivre.

La ferme Rayginil produit notamment du soya, du blé et du maïs.
Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger
Une facture qui ne fait qu’augmenter
La flambée du prix du carburant vient s'ajouter aux problèmes d'approvisionnement en engrais. Le verrouillage du détroit par l’Iran perturbe les marchés : le cours du pétrole atteignait 90,38 $ US vendredi, une hausse marquée par rapport aux 70 $ enregistrés avant la guerre.
Selon le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de l’Estrie, Michel Brien, certains agriculteurs n'auront d'autre choix que d'accroître leur marge de crédit. Souvent au printemps, on achète les semences, les engrais et tout, mais les marges de crédit vont se remplir rapidement.

La ferme Rayginil est l’un des quelque 400 producteurs de grains de l’Estrie.
Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger
Benjamin Boivin estime que sa facture mensuelle de pétrole pourrait atteindre les quatre chiffres. Pour tenter de tirer leur épingle du jeu, il croit que des producteurs devront se tourner vers des contrats plus lucratifs.
Le milieu agricole demeure sur le qui-vive, alors que les artisans du grain réclament l’aide de Québec. Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Donald Martel, assure qu’un des premiers engagements que la nouvelle première ministre a pris est d'abolir la tarification carbone pour les agriculteurs.
Plus de 400 producteurs de grains se trouvent en Estrie.


1 month_ago
49


























.jpg)






French (CA)