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CHRONIQUE - Les Iraniens n’ont jamais tout à fait oublié que le Proche-Orient fut jadis un foyer de lumière, de science et de culture avant que ne s’impose la foi des conquérants.
Quel projet, s’enthousiasmait Volney, plus capable d’enflammer l’imagination, de rappeler les sciences et les arts dans leur terre natale, d’assurer la gloire de l’ancien Orient par la gloire de l’Orient ressuscité ! »
En l’an 651 s’éteignit Yazdgard III, dernier souverain de la glorieuse dynastie sassanide. Avec lui s’achevait l’un des chapitres les plus brillants de la Perse antique. Après des décennies d’affrontements meurtriers contre l’Empire byzantin, le pays, épuisé, fut la première grande civilisation à céder sous l’onde de choc des conquêtes musulmanes. La Mésopotamie – berceau de l’écriture, de la littérature et des premiers codes de loi, autrement dit de la civilisation elle-même – passa à son tour sous domination arabo-musulmane.
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Alors s’abattit sur le Proche-Orient cette longue nuit coloniale islamique, avec son rouleau compresseur mémoriel effaçant, siècle après siècle, les vestiges d’un passé fastueux. Du Maroc à l’Afghanistan, en passant par l’Égypte, le Soudan…


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