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Des faux billets sortis d’un distributeur automatique. C’est le genre de témoignage qui remonte de plus en plus souvent sur les réseaux camerounais ces derniers mois. Plusieurs clients affirment avoir retiré des coupures de 10 000 francs abîmées, déchirées ou carrément fausses, dans des agences situées à Douala et Yaoundé. Plusieurs banques sont citées, BGFI, UBA, Société Générale. Mais un nom revient plus souvent que les autres dans ces témoignages : la Banque CCA.
Des témoignages qui s’accumulent sur les réseaux
Le premier réflexe d’un journaliste face à ce genre de post, c’est de se dire : « attends, on vérifie avant de sortir ça ». Les témoignages recueillis restent pour l’instant non confirmés officiellement, mais leur nombre commence à interpeller.
Un internaute affirme avoir reçu deux billets de 10 000 francs suspects à un distributeur de la CCA. Un autre raconte avoir touché un billet abîmé à la Société Générale, accepté finalement par une commerçante habituée aux échanges à la BEAC. Un troisième client dit avoir été confronté au même problème avec la CCA au mois de mars. Un autre encore décrit un retrait de 300 000 francs dans lequel trois faux billets de 10 000 se seraient glissés, découverts seulement une fois rentré chez lui.
Aucun de ces cas n’a fait l’objet d’une plainte publique documentée à ce stade. Rien ne confirme non plus que ces incidents proviennent d’un dysfonctionnement technique plutôt que d’une manipulation frauduleuse en amont.
Franchement, ça pose question sur le contrôle des automates avant leur approvisionnement.
Une responsabilité qui reste à établir
La CCA revient dans la majorité des témoignages collectés. Ça ne veut pas dire que l’établissement est fautif, mais l’accumulation de récits similaires mérite une explication publique de la banque concernée.
Le fonctionnement d’un distributeur automatique repose sur un approvisionnement régulier en billets vérifiés par la banque elle-même, avant tout accès aux clients. Si des faux billets ou des coupures abîmées circulent via ces machines, la question du contrôle interne se pose directement. Difficile de ne pas y voir une faille dans la chaîne de vérification, quelle que soit la banque concernée.
Aucune des banques citées, CCA, BGFI, UBA ou Société Générale, n’a réagi publiquement à ces accusations pour l’instant. La BEAC, autorité de régulation monétaire, n’a pas non plus communiqué sur une hausse des signalements liés aux distributeurs automatiques.
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Laurent Diby
Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais. Email: [email protected]


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