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Faute de relève, un autre commerce de la région doit fermer ses portes, cette fois, à Saint-Tite. L’entreprise familiale de décoration, Tissus et Décor Martine Richard, était en opération depuis près d'un demi-siècle. Malgré des démarches intensives, pendant six ans, la propriétaire qui part à la retraite n'a pas trouvé le moindre repreneur.
Elle n’a su trouver personne pour même seulement considérer de racheter le commerce de tissus et décoration lancé en 1979 par ses parents. Personne dans la famille, personne chez les employés, personne dans la communauté, personne sur le marché.
J’ai contacté les instances ici autour, la MRC, la Chambre de commerce, je suis avec le centre de transfert d’entreprises, le Cégep, des entrepreneurs privés qui avaient des commerces similaires au mien ou connexes au mien, indique Martine Richard. Mais ça n’a pas donné de résultat positif.
Au Cégep, la propriétaire avait espéré que des étudiants au programme de design intérieur puissent y voir une belle opportunité de carrière. Cela n'a toutefois pas été le cas. Je pense que c’est l'entrepreneuriat qui est difficile tout simplement, ajoute-t-elle.
La Chambre de commerce de Mékinac a tout essayé. Sa directrice générale se demande si les infinies complications réglementaires imposées à la classe entrepreneuriale n'y sont pas pour quelque chose.
Le métier d’entrepreneur a perdu de son attractivité. Ce qu’on entend, c’est que c’est lourd, que les entrepreneurs sont fatigués, qu’ils sont débordés de paperasse, qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre. Donc, présentement, ça va être de revaloriser le métier d’entrepreneur, mentionne la directrice générale de la Chambre de commerce de Mékinac, Geneviève Morin.

Malgré des démarches intensives, la propriétaire du commerce, qui part à la retraite, n'a pas trouvé le moindre repreneur.
Photo : Radio-Canada / Rapahël Poliquin
Mais tout ne sera pas perdu pour la communauté, puisque certains produits de décoration de l’entreprise seront transférés dans des commerces des alentours : des commerces ayant une tout autre vocation, mais qui ont accepté d'élargir leur offre.
Vendredi a été la dernière journée du commerce. D’ailleurs, les clients sont venus saluer une dernière fois la propriétaire.
Martine Richard estime que la concurrence des achats en ligne et de l'intelligence artificielle a aussi sûrement eu de quoi refroidir les vocations.


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