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Si la Journée internationale des droits des femmes a été soulignée dans le monde entier dimanche, elle revêtait une certaine importance en Haute-Gaspésie, où les femmes ont encore de la difficulté à donner la vie.
Une marche avait lieu à Saint-Maxime-du-Mont-Louis pour faire valoir les droits et les besoins des femmes dans une région où les services en obstétrique sont fréquemment interrompus.
Sous un temps gris, une cinquantaine de personnes ont répondu à l’invitation de la mairesse, Annie Bélanger. Elle est d’ailleurs la première femme à avoir pris les rênes du village et son conseil municipal est presque exclusivement féminin.
Je voulais qu’il y ait une mobilisation pour les femmes de la haute Gaspésie parce que nous aurons une bataille à faire dans les prochains mois et années. Il faut, à un moment donné, se faire entendre comme femme de la Haute-Gaspésie, défend-elle.
C'est différent d'être une femme en Haute-Gaspésie que d'être une femme à Montréal. C'est difficile ici d'avoir d'avoir des services obstétriques et ça, il faut que l'État le reconnaisse.

Annie Bélanger, à droite, est la première femme à devenir mairesse de Saint-Maxime-du-Mont-Louis après avoir été élue sans opposition.
Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre
Pouvoir donner naissance
En 2025, le service d'obstétrique de l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts a été perturbé, voire indisponible à quatorze reprises. Plusieurs épisodes de découvertures ont aussi teinté le début de l’année 2026.
À quelques pas de la mairesse, le député caquiste Stéphane Sainte-Croix a bien reçu l’information. C’est une problématique récurrente pour laquelle on doit trouver des solutions, affirme-t-il.
On comprend que c'est un enjeu majeur particulier dans la communauté. On est très sensible au chemin parcouru par les femmes pour donner naissance à nos enfants. C’est un enjeu qui nous anime tous les jours et on a de belles discussions avec les élus pour s'assurer de trouver des solutions.
Pour l’élu, le 8 mars est une journée d’importance. Il reste des combats à mener et on s'engage à les mener près de nos mères, de nos grands-mères, de nos conjointes, de nos filles aussi.
Linda Synnett, une résidente de la municipalité, souligne que marcher pour le droit des femmes était essentiel à ses yeux, et la présence de députés, remarqués. J'imagine que, si on a des besoins, ça va être le temps d'en parler.

L’événement souhaitait également rendre hommage à Sonia Daraîche, une massothérapeute de Mont-Louis décrite comme sensible et profondément humaine. Elle est entourée du député Alexis Deschênes et de la mairesse, Annie Bélanger.
Photo : Manon Robinson
Poursuivre la lutte
Malgré les avancées des dernières décennies, plusieurs militantes ont rappelé que les luttes sont loin d’être terminées. C’est le cas de Camille Montagne, résidente de Mont-Louis.
Ce qui m'inquiète particulièrement en ce moment, c'est toutes les attaques qui sont faites aux droits des femmes migrantes et des femmes qui portent le voile, confie-t-elle.
La journée internationale des droits des femmes, c'est fondamental pour souligner le fait qu'il faut encore lutter pour les droits des femmes. Ce n’est vraiment pas une lutte finie. Je suis très fière que Mont-Louis se mobilise dans ce contexte.

Organiser une marche en l’honneur du droit des femmes était une première pour la municipalité de Saint-Maxime-de-Mont-Louis.
Photo : Catherine Champagne-Jourdain
Plus tôt dans la semaine, la Table de concertation féministe Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine publiait une brochure sur les mythes et réalités de la féministe, notamment pour les militantes en région.
Selon l’ONU, aucun pays n'a encore atteint la pleine égalité juridique entre les hommes et les femmes. L’organisation dénonce également la faible réglementation des plateformes numériques, où pullulent les violences envers les femmes.
Avec les informations de Bruno Lelièvre


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