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Avec l’arrivée du beau temps, de plus en plus d’Annemontois troquent la voiture pour le vélo et la trottinette pour leurs déplacements quotidiens. Cela coïncide avec la volonté de la Ville de développer sa mobilité durable et active.
L’engouement pour le transport actif à Sainte-Anne-des-Monts est indéniable, selon le maire, Simon Deschênes.
On le voit, on le constate, on a de plus en plus de familles qui voyagent en vélo. On voit des adultes voyager en vélo et j’ai même vu quelqu’un voyager en vélo en plein hiver pour se rendre au travail , témoigne l’élu.
M. Deschênes estime aussi que le transport actif pourrait s’imposer comme une solution pour les familles, d’autant plus avec les prix de l’essence et du transport scolaire qui grimpent.

Simon Deschênes est le maire de Sainte-Anne-des-Monts. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes
Même constat du côté du propriétaire de l’atelier de vélo Biseak, Clément Vallée, qui milite depuis plusieurs années pour l’accès au transport actif à Sainte-Anne-des-Monts, sa ville natale.
Avec le retour du beau temps, les racks à vélos sont pleins à l’école, c’est vraiment beau à voir !
Dans le but de développer la mobilité durable, notamment sur la 1re avenue, la Ville a donc lancé dans les dernières semaines, en collaboration avec la Santé publique régionale, un sondage auprès de sa population.
L’objectif est de compiler les avis des citoyens afin de dynamiser et sécuriser le centre-ville, et aussi pour créer un réseau cyclable.
Une question de sécurité
Ces initiatives sont attendues par des citoyens, notamment par des jeunes.
Je pense qu’il y aurait beaucoup plus de gens qui feraient du vélo, parce qu’ils se sentiraient plus en sécurité , fait valoir le jeune Noah Fournier.
Avoir une piste cyclable, ça serait plus fun pour faire du vélo et aussi pour aller chez des amis ou aller chercher des trucs à l’épicerie pour nos parents, ajoute son ami, Siméon Légaré.

Noah Fournier (à gauche) et Siméon Légaré (à droite), 14 ans, aimeraient tous les deux avoir plus de pistes cyclables à Sainte-Anne-des-Monts.
Photo : Radio-Canada / Gala Dionne
Sur le terrain, certains déplacements restent complexes pour certaines personnes, notamment avec la crainte de traverser la route 132.
Idéalement, on veut pouvoir aller avec les enfants à pied ou à vélo au parc et de pas nécessairement devoir se stationner ou devoir contourner des voitures qui vont vite pour aller jouer , soulève la résidente de Sainte-Anne-des-Monts, Laurence Dufour.
D’après Clément Vallée, sans aménagement et infrastructure, il est difficile d’aller plus loin en matière de mobilité durable.
Avoir des voies cyclables partagées ferait en sorte qu’il y aurait encore plus de parents qui seraient à l’aise de laisser leur enfant partir en vélo , soutient M. Vallée.
Si l’initiative de consulter la population est bien accueillie, des actions concrètes sont tout de même attendues.
C’est bien de sonder la population et de demander aux gens ce qu’ils veulent, mais que ça se transforme en réalité serait fantastique , affirme Laurence Dufour.

Charles Montbrillant-Leduc et Laurence Dufour habitent à Sainte-Anne-des-Monts.
Photo : Radio-Canada / Gala Dionne
Son conjoint, Charles Montbrillant-Leduc, ajoute également que l’implantation de nouvelles infrastructures n’est pas nécessairement la panacée.
Je pense qu’une partie de la solution se trouve dans la cohabitation qu’on a entre les gens qui font du transport actif, puis ceux qui se déplacent en voiture , expose le père de famille.
La Ville de Sainte-Anne-des-Monts mentionne de son côté que les résultats du sondage pourraient devenir un outil pour dénicher le financement pour pouvoir passer à l’action.
Les citoyens ont jusqu’au 15 mai pour participer au sondage en ligne.


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