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Face aux pressions internationales, le chef de l’armée iranienne se dit prêt à une «riposte écrasante»

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Les États-Unis ont menacé l’Iran d’une intervention militaire face à la répression des manifestants. De son côté, l’Union européenne doit se prononcer aujourd’hui sur l’inscription des gardiens de la Révolution sur la liste des organisations terroristes.

Menaces d'intervention militaire américaine, possibles sanctions de l'UE jeudi contre les gardiens de la révolution: face à la pression occidentale, l'Iran, qui a maté dans le sang la contestation populaire, affiche son inflexibilité et se dit prêt à une «riposte écrasante».

Après les déclarations du chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi affirmant que les forces armées avaient «le doigt sur la gâchette», le chef de l'armée Amir Hatami a annoncé avoir doté les régiments de combat de 1000 drones. Face aux «menaces auxquelles nous sommes confrontées», l'armée a pour «priorité de renforcer ses atouts stratégiques en vue d'une riposte rapide et écrasante à toute invasion et attaque», a déclaré le général, cité par la télévision d'État. L'Iran a notamment menacé de bloquer le détroit d'Ormuz, passage clé pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

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Le quotidien Kayhan proche du pouvoir affirme jeudi dans un éditorial que «fermer le détroit relève du droit de la République islamique d'Iran». «Si l'ennemi brandit une épée, nous n'allons pas l'accueillir avec un sourire diplomatique», ajoute le journal.

La répression «la plus violente» de l’histoire récente

Ces nouvelles déclarations interviennent au lendemain de menaces du président américain Donald Trump : il a averti Téhéran que le «temps était compté» avant une éventuelle attaque américaine, «pire» que celle menée en juin dernier contre des sites nucléaires iraniens. Parallèlement, Washington a déployé des forces militaires navales dans le Golfe, dont le porte-avions Abraham Lincoln.

De son côté, l'Union européenne accentue également la pression. Les 27 doivent décider jeudi s'ils ajoutent les gardiens de la Révolution, bras armé de la République islamique, sur la liste des organisations terroristes, en réponse à la répression «la plus violente» de l'histoire récente du pays. «Si vous agissez en terroriste, vous devez être traité comme tel», a lancé la chef de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas, peu avant le début d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des 27 à Bruxelles. Plusieurs pays, dont la France, l'Espagne, la Belgique ou l'Italie, se sont déclarés favorables à cette décision.

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Les gardiens de la Révolution sont accusés par les organisations de droits humains d'avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire qui a secoué le pays, faisant des milliers de morts. L'Iran a mis en garde contre des «conséquences destructrices» si l'UE décidait de cette inscription, qui pourrait cependant n'avoir qu'un impact limité, les gardiens faisant déjà l'objet de sanctions européennes.

Le potentiel de négociations «loin d’être épuisé»

Les voies diplomatiques ne semblent toutefois pas encore épuisées. Après des tractations avec les pays du Golfe opposés à une intervention américaine, le chef de la diplomatie iranienne se rendra vendredi en Turquie, pays souhaitant jouer un rôle de médiateur entre Téhéran et Washington.

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Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan «réitérera l'opposition de la Turquie à toute intervention militaire contre l'Iran», selon une source du ministère s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Dans une interview à la chaîne CNN diffusée jeudi par l'agence Irna, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf s'est dit ouvert à un «dialogue réel et dans le cadre des règles internationales» avec les États-Unis. «Tant qu'il n'y a pas de garanties pour les droits du peuple iranien, et que la dignité de la nation iranienne n'est pas respectée, il n'y a naturellement pas de négociations», a-t-il prévenu. Moscou, de son côté, a estimé que le potentiel de négociations était «loin d'être épuisé», appelant «toutes les parties à la retenue».

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