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France 25/07/2026 22:53 Actualisé le 26/07/2026 00:17
Prudence avec l’aération de sa maison. Les autorités recommandent de garder ses fenêtres fermées tant que la qualité de l’air ne s’améliore pas.
Par Maïwenn Furic avec AFP
Alors que les fumées de l’incendie en Gironde sont perceptibles bien au-delà de la zone touchée par les flammes, de nombreux habitants s’inquiètent des risques pour leur santé. Au-delà des consignes pour limiter l’exposition à la pollution de l’air, les autorités rappellent qu’il faut impérativement éviter de saturer les services de secours.
Le premier message est clair : sentir une odeur de fumée ne signifie pas qu’il faut appeler les pompiers. Les autorités demandent de ne pas encombrer les lignes d’urgence uniquement pour signaler la présence de fumées, celles-ci étant déjà suivies en temps réel par les services de l’État.
« Le SDIS 82 reçoit actuellement de nombreux appels concernant des odeurs de fumée dans le département. N’appelez le 18 qu’en cas d’incendie avéré », implore ainsi la préfecture de Tarn-et-Garonne sur X.
« On a l’expérience de ces fumées après les incendies de 2022 [à La Teste-de-Buch, Landiras et dans le sud du Médoc, ndlr], des fumées assimilables à une pollution atmosphérique importante », a expliqué Benoît Elleboode, directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine, lors d’une conférence de presse samedi.
Attention à l’aération
La principale consigne consiste à éviter d’aérer son logement tant que les concentrations de particules restent élevées, afin de conserver un air intérieur le plus sain possible. L’Anses conseille donc de garder portes et fenêtres fermées, d’occulter les entrées d’air avec des linges humides si nécessaire et de couper temporairement les systèmes de ventilation mécanique (VMC) lorsque les fumées sont particulièrement présentes.
Il est ainsi conseillé d’aérer uniquement lorsque la qualité de l’air s’améliore. Les habitants sont invités à consulter les mesures de qualité de l’air publiées par Atmo, le service national de surveillance de la qualité de l’air, pour savoir à quel moment il est préférable d’ouvrir les fenêtres. La Ville de Bordeaux relaie également ces recommandations et invite les habitants à limiter leur exposition aux fumées tant que l’épisode est en cours.
Sur ses réseaux sociaux, la Ville de La Teste-de-Buch, située à proximité de l’incendie en Gironde, recommande aussi à ses habitants de « privilégier des sorties plus brèves et celles qui demandent le moins d’effort » et « d’éviter les zones à fort trafic routier, aux périodes de pointe ».
Les autorités sanitaires appellent à une vigilance particulière pour certaines catégories de population : les personnes âgées, les nourrissons, les femmes enceintes, les personnes souffrant d’asthme ou de maladies respiratoires chroniques, mais aussi celles atteintes de certaines pathologies cardiovasculaires. Pour les personnes les plus vulnérables, l’ARS recommande le port d’un masque FFP2 lorsqu’une exposition aux fumées ne peut être évitée.
Un risque de symptômes respiratoires d’irritation
L’Agence nationale de sécurité sanitaire rappelle que les fumées des feux de végétation contiennent notamment des particules fines, du monoxyde de carbone, du dioxyde de carbone ainsi que différents composés organiques volatils. Les particules fines sont les plus préoccupantes car elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons.
Les personnes situées à proximité de l’incendie peuvent présenter des symptômes respiratoires d’irritation, comme de la toux, des essoufflements ou encore une majoration des crises d’asthme. Mais l’effet va se faire sentir beaucoup plus largement à toute la population sous le vent d’un incendie, et donc exposées aux fumées, « pendant plusieurs heures ou plusieurs jours » selon les conditions météo, rappelle à l’AFP le pneumologue Bruno Crestani.
En cas d’apparition d’une gêne respiratoire ou de symptômes inhabituels, l’Anses recommande de consulter un médecin ou, si la situation le justifie, de contacter les services d’urgence. Benoît Elleboode a toutefois tenu à rassurer sur la nature de ces fumées : « Ce ne sont pas des nuages toxiques au sens où cela pourrait créer des pathologies ». Elles restent néanmoins assimilables à un épisode de forte pollution atmosphérique.


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