Alors que le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, s'apprête à renforcer le pouvoir des polices municipales, sur le terrain, certains maires LFI souhaitent les désarmer. Deux visions opposées qui suscitent un malaise au sein de l'exécutif.
Laurent Nuñez souhaite accélérer sur la sécurité. Ce mercredi, ce dernier présentait son projet de loi "Ripost" en Conseil des ministres, avec la promesse d’un "choc d’autorité". Deux textes avancent en parallèle.
"Ripost", donc : un projet pour durcir la réponse face à la délinquance du quotidien (sanctions renforcées, nouveaux délits, moyens d’enquête élargis). Et puis un autre, sur les polices municipales. Lui vise à élargir leurs compétences, les intégrer davantage dans la chaîne judiciaire et leur donner un rôle plus opérationnel.
Un contre-pied frontal
Mais sur le terrain, le signal est inverse. Dans les villes insoumises comme Saint-Denis, les nouveaux maires LFI entendent désarmer la police municipale. Un choix politique assumé, et un contre-pied frontal, car ce ne sont pas que des décisions locales.
Une vision de la sécurité qui s’oppose à celle portée par l’État. Et face à cela, silence du ministre de l’Intérieur. Renforcer d’un côté. Désarmer de l’autre, sans arbitrage (pour l'instant) de l’exécutif. L’autorité ne peut pas être à géométrie variable.


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