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Abris antibombes, réserves stratégiques, plans d’évacuation… Depuis 2022, les pays européens frontaliers de la Russie investissent dans la défense civile, mobilisant tous les pans de leur société.

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L’entrée du bunker de Katarinaberget, à Stockholm, le 13 juin 2026. L’entrée du bunker de Katarinaberget, à Stockholm, le 13 juin 2026.

Les derniers tests de ce genre avaient été organisés en 1992. Trente-quatre ans plus tard, Helsinki a jugé utile de reprendre les essais. Mi-septembre, les forces armées finlandaises ont donc fait détoner des charges explosives à proximité d’abris antibombes, afin d’en évaluer l’efficacité face aux « menaces de la guerre moderne ». Organisé près de Rovaniemi, à une centaine de kilomètres de la frontière russe, le test a eu lieu en présence de huit experts ukrainiens venus de Kiev pour observer.

De la Finlande à la Pologne, de l’Estonie à la Lettonie et à la Lituanie, qui partagent à eux cinq plus de 3 500 km de frontières terrestres avec la Russie et son allié biélorusse, comme en Suède, dont la capitale, Stockholm, fait face à l’enclave russe de Kaliningrad, des exercices de ce type sont devenus monnaie courante. Pour ces pays, membres de l’Union européenne (UE) et de l’OTAN, la guerre est aujourd’hui une possibilité concrète.

Depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022, ils n’ont pas seulement accru leurs moyens militaires et renforcé leurs alliances internationales. Ils ont aussi accompli un travail gigantesque pour impliquer tous les secteurs de la société dans la défense civile. Si l’annexion de la Crimée en 2014 avait déjà provoqué une onde de choc dans ces pays, le 24 février 2022 a marqué un point de rupture. « Le principal enseignement que nous en avons tiré est que la société elle-même peut devenir un champ de bataille », explique Mikael Frisell, directeur de l’Agence suédoise de la défense civile et de résilience, à Stockholm.

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