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DÉCRYPTAGE - Alors que la Tunisie est considérée comme un pays pilote dans le cadre du projet « Cap 30 » visant à doubler le nombre d’élèves dans les écoles françaises à l’étranger d’ici à 2030, les écoles à gestion directe y sont à la peine.
Certains songent à rentrer en France quand d’autres envisagent de déscolariser provisoirement leur enfant : l’explosion des frais de scolarité dans les écoles à gestion directe (EGD) de Tunisie inquiète fortement les parents français. Les Tunisiens francophiles, eux, s’endettent, procèdent à des arbitrages au sein des fratries ou abandonnent le système français. Avec leurs structures vieillissantes et la baisse du nombre d’enseignants détachés, les EGD doivent, en plus, faire face à la concurrence des écoles dites « partenaires » homologuées AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) qui se sont fortement développées. Depuis 2018 et l’annonce par Emmanuel Macron du doublement du nombre d’élèves à l’étranger d’ici à 2030, plus d’une dizaine de structures ont été homologuées en Tunisie.
Au sein de l’Établissement régional de Tunis (ERT) incluant le collège-lycée Pierre-Mendès-France et deux écoles primaires, dont celle de Robert-Desnos, la colère gronde. Lundi 2 février…


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