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Evenko a publié un communiqué, mardi soir, pour « apporter des rectifications sur les fausses prémisses » qui auraient, selon l'entreprise de divertissement, été véhiculées dans un reportage de l’émission Enquête, notamment au sujet de la domination de l’anglais dans les spectacles qu'elle présente.
Le reportage intitulé « Voler le show », diffusé le 5 février à Radio-Canada et disponible en format récit numérique, met en lumière la concentration de l’industrie du spectacle musical entre les mains d’evenko et de son partenaire américain, Live Nation, une multinationale qui détient 49 % de l’entreprise et qui est accusée d’avoir instauré un monopole aux États-Unis. Le Groupe CH détient les autres 51 % de l’entreprise.
Evenko conteste un calcul réalisé par Enquête sur la proportion des concerts en langue française – par rapport à ceux en langue anglaise – présentés dans les salles de spectacle détenues ou gérées par l'entreprise.
Enquête affirme avoir analysé quelque 1000 spectacles de chansons à l’affiche en salle sur l’île de Montréal entre septembre dernier et mars prochain. On en arrive à ces estimations : près de la moitié de ces billets sont dans des salles détenues ou gérées par evenko, affirme la journaliste et animatrice Marie-Maude Denis dans le reportage.
Pour la même période, dans les salles d’evenko – le Centre Bell, le MTelus, le Studio TD et le Théâtre Beanfield – nous estimons que 88 % des spectacles de chanson sont en anglais et 8 % sont en français. C’est trois fois moins de français que dans les autres salles de spectacle à Montréal.
Des conclusions trompeuses selon evenko
Selon evenko, ces conclusions seraient trompeuses puisqu’elles excluent plusieurs salles pourtant gérées par l’entreprise.
Si la réponse fournie à Enquête avait été intégrée au reportage, il aurait été clairement établi qu'en 2025, 50 % des spectacles présentés dans l'ensemble de nos salles étaient en français, écrit evenko dans le communiqué. Le chiffre de 8 % avancé ne tient donc pas compte de l'ensemble des faits.
Le communiqué ajoute que les Francos de Montréal, un festival produit par L’Équipe Spectra (une autre filiale du Groupe CH), a présenté 171 spectacles en français en 2025.
Evenko affirme également que le reportage a fait abstraction d’un élément de contexte largement reconnu dans l’industrie culturelle, selon elle : Les artistes internationaux, principalement anglophones, sont plus nombreux à tourner dans les grandes salles telles que le Centre Bell, que les artistes francophones. Cette réalité ne découle pas du choix d’evenko.
La réplique d’Enquête à evenko
En réponse au communiqué d’evenko, Marie-Maude Denis et Franciszek Czyzowicz, journaliste à la recherche pour Enquête, ont maintenu, par courriel, les affirmations contenues dans le reportage et défendu le bien-fondé de leur méthodologie, tout en rappelant que les chiffres présentés concernent seulement les spectacles de chanson présentés sur l’île de Montréal.
Concernant la proportion de 50 % de spectacles en français avancée par evenko, les deux journalistes affirment que l’entreprise n’a pas voulu nous fournir la liste des spectacles qui font partie de leur calcul.
Ils ajoutent que l’entreprise parle de l’ensemble de ses salles, donc 53 villes au Québec et au Nouveau-Brunswick, loin de notre exercice qui parle de Montréal seulement.
Finalement, ils avancent qu'evenko fait référence aux spectacles tout court : On soupçonne que c’est tous genres confondus, humour, théâtre, etc. Ce n’est pas une comparaison viable avec notre calcul qui [porte sur] la musique chantée.

La journaliste et animatrice de l'émission «Enquête», Marie-Maude Denis
Photo : Radio-Canada / Sébastien Huot
Aucune ingérence de Live Nation dans les activités d’evenko
Dans une autre partie du reportage, la présidente de l’Union des artistes, Tania Kontoyanni, soulève un doute quant à l’indépendance et l’autonomie réelles d’evenko par rapport à Live Nation, qui domine l'industrie mondiale du spectacle, notamment avec sa billetterie Ticketmaster.
On va me dire que le Groupe CH possède quand même 51 % de l’entreprise, qu’elle est localisée ici, et j’ai bien entendu sa PDG dire que toutes les décisions se prennent ici, mais permettez moi d’en douter, explique-t-elle.
Je ne crois pas que Live Nation prend 49 % des parts d’une compagnie pour ne pas décider.
Des doutes qu’evenko balaie du revers de la main dans son communiqué : Nous réitérons qu'il n'y a aucune ingérence de Live Nation dans les activités d'evenko. Depuis la conclusion du partenariat en 2019, le Groupe CH demeure actionnaire majoritaire d'evenko et l'ensemble des décisions stratégiques, opérationnelles et artistiques est pris à Montréal, par des équipes d'ici.
Live Nation n'intervient ni dans la programmation, ni dans la gestion quotidienne, ni dans les décisions d'affaires d'evenko, de L'Équipe Spectra ou des festivals.

Aux États-Unis, les autorités demandent la séparation de Live Nation et Ticketmaster en raison de leur monopole sur l'industrie du spectacle musical.
Photo : Reuters / Dado Ruvic
La question des subventions
L’entreprise de divertissement a aussi réagi au segment du reportage sur le financement public des festivals, qui est inéquitable selon plusieurs intervenants, dont Patrick Kearney, directeur général du Regroupement des festivals régionaux artistiques indépendants (REFRAIN).
Ce qui m’indigne, c’est l’injustice et l’iniquité. Et dans le domaine des festivals, le REFRAIN et moi avons identifié une grande iniquité entre les petits et les grands festivals, explique-t-il dans le reportage.

Patrick Kearney, directeur du Regroupement des festivals régionaux artistiques indépendants
Photo : Radio-Canada
Le Groupe CH concentre dans ses mains la plupart des festivals majeurs de Montréal : Osheaga, îleSoniq et Lasso sous le chapeau d’evenko, ainsi que les Francos, le Festival international de jazz de Montréal et Montréal en lumière sous la houppe de L’Équipe Spectra. En 2024, Enquête a calculé que ces six festivals avaient reçu 15 millions de dollars en subvention.
Concernant les subventions, il est essentiel de rappeler que les programmes de financement sont normés, accessibles à tous les organismes qui répondent aux critères établis et ne sont pas discrétionnaires, explique evenko.
Les retombées économiques générées par les festivals sont largement supérieures aux subventions qui leur sont versées. Ces festivals attirent chaque année près de 3 millions de festivaliers, incluant des centaines de milliers de visiteurs. Ils soutiennent également des milliers d'emplois et contribuent au rayonnement de Montréal et du Québec à l'international.
Contactée par Radio-Canada pour un complément d’informations, evenko a affirmé qu’elle s’en tiendrait à son communiqué.


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