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CHRONIQUE - Avec Aimer Jérusalem (Gallimard), Nathan Devers livre le texte le plus profond sur le traumatisme du 7 Octobre. Entre récit intime, réflexion philosophique et méditation biblique, il explore la difficulté de penser en temps de guerre et pose à Israël cette question décisive : comment survivre sans se perdre ?
Passer la publicitéBeaucoup de choses ont été écrites sur le choc inouï du 7 Octobre. Dans Toutes les vies de Théo, l’écrivain Nathalie Azoulai avait raconté, par la littérature, comment ce traumatisme pouvait miner de l’intérieur un couple, chacun raidissant ses appartenances, chacun choisissant son camp et devenant, au fil du temps, de plus en plus incapable de comprendre l’autre, de se mettre à sa place. Dans Aimer Jérusalem (Gallimard), le jeune philosophe Nathan Devers signe une réflexion magistrale, tout en nuances, sur la difficulté de penser en temps de guerre. Un récit intime et philosophique, aux confins de l’histoire et de la théologie, de la littérature et du carnet de voyage.
Hasard du destin, Nathan Devers se trouvait à Beyrouth le jour J pour recevoir un prix pour son livre Penser contre soi-même, dans lequel l’ex-futur rabbin célébrait la perte de ses croyances. Des Palestiniens avaient voté pour lui. La littérature pouvait-elle transcender les identités ? se demandait-il naïvement, au…


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