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Sport 06/07/2026 18:44
Le président américain, déjà cible de toutes les critiques après son intervention auprès de la Fifa en faveur de Folarin Balogun, en remet une couche avant le 8e de finale.
Par Vincent Gibert avec AFP

MANDEL NGAN / AFP
Donald Trump, ici s’exprimant depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 6 juillet 2026.
Lier le résultat potentiel du 8e de finale États-Unis - Belgique au Mondial ce lundi et l’issue de l’élection présidentielle américaine de 2020, perdue par Donald Trump face à Joe Biden, il fallait oser. C’est pourtant ce qu’a fait le président républicain ce lundi 6 juillet, depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche.
Face à la presse, Donald Trump a évoqué le match de Coupe du monde qui sera jouée dans la nuit de lundi à mardi en ces termes, comme on peut l’entendre dans la vidéo ci-dessous : « S’ils nous battent, ils pourront être vraiment fiers. Et en même temps, s’ils nous battent, on dira aussi… Je dirai que le match a été truqué, tout comme l’élection de 2020 a été truquée, mais je ne m’étendrai pas là-dessus. »
Depuis sa défaite dans les urnes il y a six ans, Donald Trump s’évertue régulièrement à affirmer que l’élection présidentielle a été truquée, à l’avantage du camp démocrate. Sans jamais y apporter de preuve, et en l’opposant aux décisions de justice qui ont confirmé le bon déroulement du scrutin présidentiel. Mais personne ne s’attendait pour autant à ce qu’il se serve de cette affaire pour évoquer le match à venir. Là encore sans apporter le moindre argument à son propos.
« Je ne savais même pas ce qu’était un carton rouge »
D’autant que le président républicain est déjà sous le feu de nombreuses critiques, après avoir confirmé ce lundi avoir appelé le président de la Fifa Gianni Infantino pour demander un réexamen du carton rouge infligé à l’attaquant américain Folarin Balogun, afin qu’il puisse participer au match contre la Belgique.
« Oui j’ai parlé à Gianni », a déclaré le président américain lors du même événement à la Maison Blanche. « Tout ce que j’ai fait c’est demander un réexamen parce que je ne pensais pas que c’était une faute (...) Je ne lui ai pas dit quoi faire, je ne peux pas lui dire quoi faire, et je ne pense pas que ce soit lui qui ait pris la décision », a-t-il ajouté.
En invoquant un obscur point de règlement, la Fifa a suspendu dimanche le carton rouge qui avait été infligé à Balogun lors du 16e de finale contre la Bosnie-Herzégovine, mercredi dernier. Cette sanction devait à l’origine priver le meilleur buteur et meilleur joueur de « Team USA » pour le match suivant.
Dans sa longue réponse à la presse, Donald Trump a par ailleurs mis en cause l’arbitre de la rencontre avec la Bosnie-Herzégovine, le Brésilien Raphael Claus. Sans le nommer directement, il l’a jugé « horrible » et « très douteux ».
Dans la même réponse, il a affirmé s’y connaître « très bien en sports » et assuré qu’il avait été lui-même « un bon athlète ». Tout en assumant ne pas s’être penché auparavant sur les règles du football, et ne rien y connaître. « Je ne savais même pas ce qu’était un carton rouge. Quand je l’ai découvert, je me suis dit : “C’est pas vrai”. Ce type (l’arbitre, ndlr) lève juste la main et ton meilleur joueur ne va pas jouer la semaine prochaine ou lors du prochain match », a-t-il déclaré. Autant de déclarations qui font peser un enjeu énorme sur le match de ce soir, surtout en cas de décision majeure à prendre pour l’homme en noir.


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