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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 10/10/2026 à 18h40, mis à jour le 10/10/2026 à 21h55
Condamnée à mort pour l’assassinat sordide d’une camarade de classe en 1995, cette Américaine de 50 ans a survécu à son exécution par injection de substance létale.
Christa Pike, la condamnée qui a survécu à son exécution la semaine dernière aux États-Unis, est sortie de l'hôpital et est de retour en prison, ont annoncé samedi ses avocats. «Elle continue de recevoir des soins à la prison et nous continuerons de suivre son rétablissement», précisent les avocats dans un communiqué, où ils affirment que Christa Pike est «reconnaissante» envers les équipes médicales dans «ces circonstances extraordinaires».
Jeudi, son avocat Stephen Ferrell avait indiqué qu’elle avait pu se lever et marcher pour la première fois dans sa chambre d’hôpital. «Elle va plutôt bien», avait affirmé l’avocat à la BBC, sans pour autant avoir vu ou parlé à sa cliente. Christa Pike devait être la première femme exécutée depuis plus de 200 ans dans le Tennessee pour avoir torturé et assassiné en 1995 une femme de 19 ans, un an de plus qu’elle à l’époque. Mais elle a survécu à deux doses de pentobarbital, un puissant barbiturique, avant d’être admise en urgence dans un hôpital dans un état critique.
De potentielles «séquelles permanentes»
Ses bras sont «très abîmés et elle ne peut pas beaucoup les utiliser», a affirmé Stephen Ferrell à la BBC. Mentalement, cette femme de 50 ans reste également «quelque peu confuse» : «elle perd très facilement le fil de ses pensées et oublie où elle va», a déclaré l’avocat. «Donc elle est de retour. Elle est en vie. Nous en sommes heureux, mais elle n’est pas encore rétablie sur le plan mental», a-t-il ajouté. «Je suppose que son état va continuer à s’améliorer, mais il pourrait y avoir des séquelles permanentes. Nous ne le savons pas encore.»
Une juge a ordonné mercredi à l’administration pénitentiaire de préserver toutes les preuves matérielles et documents liés à cet échec. Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a lui ordonné la suspension des exécutions dans son État et une enquête indépendante, puis a accepté la démission du chef de l’administration pénitentiaire. Cette dernière affirme avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans le Tennessee en mai 2025, après un moratoire de trois ans.


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