Les deux Français sont accusés d'avoir collecté des fonds, sous couvert d'opérations humanitaires, pour les transférer à un responsable du mouvement islamiste palestinien Hamas.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 17:28 - Temps de lecture :

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Les États-Unis ont placé vendredi sous sanctions économiques deux Français et les associations qu'ils ont créées, les accusant d'avoir collecté des fonds sous couvert d'opérations humanitaires pour les transférer à un responsable du mouvement islamiste palestinien du Hamas.

Selon le service du ministère américain des Finances, chargé des sanctions, Faouzi Barika, de l'association Baraka, et Amel Oualid, de l'association « Ensemble C Mieux », ont participé pendant plusieurs années à un système ayant permis de collecter plus de deux millions de dollars au profit du Hamas.  « Ils dirigent des prétendues associations caritatives censées collecter des fonds à des fins humanitaires pour venir en aide aux civils de Gaza », écrit l'OFAC dans un communiqué. « En réalité », affirme le service gouvernemental, les fonds arrivent entre les mains du Hamas via un membre de sa branche armée, Saleem al-Zaq, également sanctionné.

Plus de deux millions de dollars

« Au cours d'une période de six ans, de 2020 à 2026, Barika, Oualid et al-Zaq ont collecté plus de deux millions de dollars pour le Hamas, dont 1,5 million collectés après l'attaque du Hamas contre Israël du 7 octobre 2023 », précise l'OFAC. Barika et Mme Oualid, est-il ajouté, « ont envoyé des centaines de milliers de dollars en cryptomonnaies à al-Zaq, et ce dernier a mis en avant les comptes liés aux collectes de fonds de Barika et Oualid sur ses propres réseaux sociaux ». Basée en Gironde (sud-ouest de la France) depuis 2023, Baraka se présente comme une « association humanitaire au service des civils à Gaza » sur son site internet.

Pour les personnes et organisations visées, les sanctions américaines entraînent le gel des avoirs éventuellement détenus aux États-Unis. Elles imposent aussi aux entreprises et citoyens américains (par exemple Mastercard) de rompre toute relation financière avec elles, au risque d'être à leur tour frappés par des sanctions.

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