Même la promesse d’Emmanuel Macron sur l’emploi, alpha et oméga de sa vision pour la France, est désormais menacée. Ce week-end, dans Le Journal du Dimanche, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a annoncé qu’il voulait miser sur l’apprentissage pour inverser la tendance mal emmanchée du travail des jeunes. Il faut dire que, tous âges confondus, les chiffres du chômage parus en août confirment une pente inquiétante. Ils ont révélé une sixième hausse consécutive pour atteindre 8,3% au deuxième trimestre 2026, plus haut taux depuis les sommets du covid.
«Soyons précis: sans déni, mais sans alarmisme. La France compte aujourd’hui beaucoup plus de personnes en emploi ou engagées sur le marché du travail qu’en 2017. […] Mais une hausse du taux de chômage était attendue: pour la première fois, les statistiques intègrent les effets de la loi pour le plein-emploi, tente d’expliquer Jean-Pierre Farandou. Sans cette loi […] 150 000 personnes seraient laissées de côté.» Tous les allocataires du RSA (le revenu de solidarité active) ont effectivement été intégrés au calcul. Un argument qui convainc cependant de moins en moins, au fil de l’accumulation des mauvais chiffres. «Le contexte économique avec les conséquences directes d’Ormuz, de la canicule, des incendies ont pour effet une croissance limitée», ajoute en effet le ministre, comme s’il se rendait bien compte que l’argument du nouveau comptage ne tenait plus.


21 hour_ago
27




















.jpg)






French (CA)