NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Il faudra désormais trouver d'autres moyens pour contourner le détroit d'Ormuz. Et certains pays commencent déjà à s'y atteler. Alors que ce passage stratégique est presque continuellement bloqué depuis les frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février dernier et la guerre qui a suivi au Moyen-Orient, le Financial Times révèle que l'opérateur portuaire DP World prévoit de construire un nouveau port et un terminal sur la côte est de Dubaï, à Fujairah.
L'objectif : disposer d'un accès direct à une route commerciale sans passer par le détroit d'Ormuz et ainsi réduire la dépendance de l'émirat à ce passage devenu particulièrement instable. "Cela risque de prendre du temps", explique Eric Dor, directeur des études économiques à l'IESEG School of management, Paris et Lille. "Si le conflit doit s'installer sur une très longue durée, on va devoir être amené à se passer complètement du détroit d'Ormuz", continue-t-il.
De nombreux bateaux ont été ciblés par des drones iraniens depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. ©AFP or licensorsDes alternatives différentes selon les marchandises
Plusieurs méthodes pourraient donc être envisagées, mais leur mise en œuvre dépend notamment de la nature des marchandises à transporter. "Le gaz et le pétrole peuvent être acheminés par des pipelines. Il est donc certain que les investissements dans ce domaine vont devoir s'intensifier", explique Eric Dor. Les exportateurs de pétrole ont notamment augmenté l'utilisation de pipelines reliant les champs pétroliers depuis le 28 février. Cette capacité d'adaptation a d'ailleurs permis d'atténuer les conséquences des tensions dans la région.
Une proposition étonnante pour rouvrir le détroit d'Ormuz ? "C'est dans l'intérêt iranien mais cela ne va pas plaire à Trump"Une autre piste consiste à développer de nouvelles infrastructures portuaires, à l'image du projet de Dubaï. Mais cette option ne règle pas tout. En Arabie saoudite, par exemple, des itinéraires alternatifs pourraient passer notamment par le canal de Suez et la mer Rouge, deux zones qui restent elles aussi régulièrement sous tension. Les attaques menées par les rebelles houthis contre des navires commerciaux continuent en effet de perturber le trafic maritime.
<p>Carte montrant la mer Rouge, le Golfe d'Aden et la zone contrôlée par les rebelles Houthis au Yémen</p> ©AFPLe pétrole peut être détourné, pas toutes les marchandises
Mais si le détroit d'Ormuz reste un point de passage essentiel pour les exportations d'hydrocarbures il est également un axe stratégique pour les exportations d'engrais. Or, ces deux types de marchandises ne peuvent pas être acheminés de la même manière.
C'est une véritable usine à inflation."
Pour les engrais, les alternatives sont encore plus limitées. Les pays du Golfe se sont en effet imposés comme des producteurs majeurs grâce à leur accès au gaz naturel, une ressource essentielle à la fabrication de l'ammoniac, principal composant des engrais. "Si vous voulez transporter la cargaison d'un très gros bateau de marchandises par la voie terrestre, il vous faut une quantité gigantesque de camions. Et encore faut-il disposer des routes et de la logistique nécessaire pour cela. Ce n'est pas quelque chose qu'on met en place en quelques mois", souligne Eric Dor.
Une région particulièrement touchée
Cette dépendance au détroit d'Ormuz est particulièrement marquée en Asie, où plusieurs grandes économies importent presque l'entièreté de leurs hydrocarbures et leurs engrais. La Chine et l'Inde pourraient donc ainsi devenir des moteurs du développement de nouvelles routes commerciales. "Nous, on est ennuyés. Eux, ils sont catastrophés par la situation", résume l'économiste.
Un autre problème émerge de la guerre au Moyen-Orient: "La surcapacité chinoise est très grave"Dans ce contexte, la Chine pourrait ainsi s'imposer comme un partenaire financier incontournable. Alors que les premières pénuries commencent déjà à apparaître dans plusieurs secteurs et que les prix continuent à s'envoler, Pékin a les moyens d'investir massivement dans de nouvelles infrastructures.
Donald Trump renonce à la surtaxe
Signalons enfin que Donald Trump a annoncé, mardi, qu'il renonçait à son projet évoqué la veille de taxe de 20% sur les navires passant par le détroit d'Ormuz, remplaçant cette idée par des accords commerciaux avec les Etats du Golfe.
Donald Trump veut instaurer une surtaxe de 20% sur les marchandises transitant par le détroit d'Ormuz. ©Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.Pour Eric Dor, cette proposition risquait surtout d'alimenter une nouvelle poussée inflationniste. "Cela aurait été de la folie, une véritable usine à inflation. Ajouter 20 % à la valeur des marchandises, hydrocarbures, gaz, pétrole ou engrais, cela aurait provoqué une inflation mondiale considérable", souligne l'économiste.
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


6 day_ago
49



























.jpg)






French (CA)