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La mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, lance un pavé dans la marre, elle estime qu’en raison du très faible coût de l’eau potable dans la province, il devient difficile de légiférer afin de sensibiliser à une réduction de la consommation.
En ce moment, le coût de l’eau potable pour les citoyens est estimé à 1,50 $ du mètre cube, soit moins du quart du prix d’autres juridictions, comme en Europe.
Selon Mme Dubois, qui est aussi vice-présidente de l'Union des municipalités du Québec, le faible coût de la ressource pour les citoyens pourrait avoir un effet sur les efforts de sensibilisation.
C'est énorme comme volume pour le prix. Et c'est sûr que, tant que l'eau ne nous coûtera pas cher, on a beau, mettre en place toutes sortes de moyens pour réduire la consommation parce que réduire la consommation d'eau, c'est une responsabilité qui incombe évidemment aux citoyens, mais c'est aussi une responsabilité collective, explique-t-elle en entrevue à l’émission Toujours le matin.
Mme Dubois rappelle que, dans d’autres juridictions très près d’ici, notamment chez nos voisins ontariens, les habitudes de consommation sont différentes.
On consomme plus d'eau au Québec, plus de litres par jour par personne qu'en Ontario et partout au Canada. Donc, ça, ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les données [...] on utilise beaucoup d'eau, est-ce qu'on la gaspille ? On peut se poser la question, indique-t-elle.
Elle estime que les citoyens sont capables de faire des efforts lorsqu’on les sensibilise.
C'est arrivé plusieurs fois qu'on ait eu des problèmes d'eau parce qu'on a eu un embâcle et qu’on demande aux gens de diminuer leur consommation le plus possible, et les gens répondent super bien. On a souvent des résultats qui sont une consommation en deçà des seuils de nuit, ajoute Mme Dubois.

Les municipalités ont besoin d'aide financière pour retaper leurs infrastructures, notamment en matière de gestion d'aqueduc et de gestion des eaux usées. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Abigaëlle Gladu
Elle estime que, pour plusieurs, les mentalités restent à changer, notamment en ce qui concerne l’arrosage des plantes, le lavage de l’asphalte ou encore l’utilisation de l’eau pour faire fondre la neige. Certains gains pourraient être faits, jusqu’à un certain point.
On a fait faire une étude, puis la conclusion de cette étude-là, c'est que quand on a vaqué à toutes nos occupations, là, qu'on a lavé notre vaisselle, qu'on s'est lavé, qu'on a fait le lavage, ce qui reste, sur quoi on pourrait vraiment intervenir, c'est à peu près 10 %. Et comme l'eau n’est pas vraiment chère, ben c'est difficile de tarifer, dit-elle.
La question de la tarification de l’eau est dans l’air depuis quelques semaines au Québec. Il y a un peu plus d’un mois, le ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin, a laissé flotter la possibilité d’étudier certaines mesures, comme les compteurs d’eau.
Les municipalités ont du mal à garder la tête hors de l’eau avec l’entretien des infrastructures, notamment celles d’aqueduc et d’égouts. Celles-ci réclament plus d’argent de Québec.
D'après une entrevue à l'émission Toujours le matin


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