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Par Nicolas Daguin
Publié le 08/09/2026 à 21h36, mis à jour le 08/09/2026 à 23h57

COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Avant de revenir sur la nuit tragique du 18 au 19 mars 2022, la cour d’assises de Paris explore le passé de Loïk Le Priol et Romain Bouvier. Pendant plusieurs heures mardi, leur parcours a été passé au crible. Tous deux veulent convaincre qu’ils ont depuis «évolué».
Obtenir le pardon, pouvoir se racheter. Deux choses auxquelles chacun peut, en théorie, prétendre. Mais combien de fois ? C’est la question qui ressort mardi soir des débats devant la cour d’assises de Paris, au procès de l’assassinat, quatre ans plus tôt, du rugbyman argentin Federico Martin Aramburu. La journée était exclusivement consacrée à l’étude du parcours et de la personnalité des deux principaux accusés, Loïk Le Priol et Romain Bouvier. Le premier étant jugé pour «assassinat», le second pour «tentative d’assassinat». Tous deux impliqués, à des degrés divers, dans plusieurs affaires de violences au cours de leur jeunesse, les deux hommes n’ont jamais saisi les occasions qui leur étaient données de rentrer dans le droit chemin. Pas avant, en tout cas, la nuit tragique du 18 au 19 mars 2022.
Né en 1991, Romain Bouvier grandit dans un milieu privilégié. Fils unique d’une mère avocate spécialisée dans les affaires de violences conjugales – elle a notamment défendu les intérêts…


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