Une Française, Stéphanie Navarro, figure parmi les personnes portées disparues dans le violent incendie qui ravage le sud de l'Espagne depuis jeudi. Le sinistre, l'un des plus meurtriers du siècle dans le pays, a fait au moins douze morts près d'Almería.

La rédaction (avec AFP) - Aujourd'hui à 10:31 | mis à jour aujourd'hui à 11:43 - Temps de lecture :

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Une Française, Stéphanie Navarro, figure « parmi les personnes disparues » dans l'incendie qui a dévasté un massif boisé près d'Almería, en Andalousie, a annoncé samedi soir le ministère français des Affaires étrangères.

Déclenché jeudi en fin de journée près de Los Gallardos, le feu a parcouru quelque 6 600 hectares et fait au moins douze morts, ce qui en fait l'incendie le plus meurtrier qu'ait connu l'Espagne depuis 1984. Ce dimanche, il est « stabilisé » selon les pompiers.

Vingt-trois personnes n'avaient toujours pas été localisées ce dimanche matin. Dont la Française. Que sait-on d'elle ?

Que disent les autorités ?

« L'identification est en cours par les autorités espagnoles », a répété ce dimanche le Quai d'Orsay, indiquant que l'ambassade de France à Madrid et le consulat général de Séville étaient « en lien constant » avec les autorités espagnoles et « pleinement mobilisés » auprès de la famille. « Nous n'avons pas la confirmation de son décès pour le moment », a-t-on souligné de même source, précisant que ce sont les autorités espagnoles qui l'établiront après identification.

Son mari la pense morte

Stéphanie Navarro a très probablement péri dans sa voiture en tentant de fuir les flammes, a témoigné son mari, Jérôme Navarro, sur TF1 samedi. « L'espoir diminue de minute en minute. »

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Que faisait-elle dans cette région ?

Avec son mari, Stéphanie, une enseignante, venait d'arriver dans leur maison de vacances pour y passer l'été, dans un quartier résidentiel de Bédar.

Le couple a deux filles, restées en France.

Que s'est-il passé ?

Selon son mari, Jérôme Navarro, le couple a tenté de fuir les flammes. « J'ai dit à ma femme : "Sors vite, tu laisses tout." Et le temps de dire ça, j'étais entouré d'une boule de feu. J'ai pu que partir en courant », a-t-il raconté sur TF1 samedi, les larmes aux yeux.

Après avoir perdu le contact avec son épouse Stéphanie, il dit avoir dû se jeter dans un ravin puis ramper pour survivre. Blessé, il a été brièvement hospitalisé.

Pourquoi n'ont-ils pas évacué plus tôt, comme de nombreux Espagnols ?

Jérôme Navarro affirme n'avoir reçu aucun ordre d'évacuer. « La mairie, police municipale, la police locale... Personne n'est venu prévenir. On s'est retrouvés coincés, piégés. Quand on a vu le feu, c'était déjà trop tard. »

Pourquoi les autorités ont-elles du mal à identifier les victimes ?

La plupart des victimes seraient des résidents étrangers, principalement britanniques et belges, dans cette zone où vivent de nombreux retraités venus du nord de l'Europe. L'état des corps, carbonisés, ne permet pas encore d'établir avec certitude leur identité : les prélèvements ont été transmis à Madrid pour des analyses ADN. Plusieurs personnes ont péri en tentant de fuir, quatre dans un véhicule et sept à pied. « Ce fut un véritable piège », a résumé Antonio Sanz, conseiller andalou aux Urgences, expliquant que les victimes avaient emprunté des chemins qui n'étaient pas ceux prévus pour l'évacuation.

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