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Espagne-Argentine au Mondial-2026, une finale inédite en forme de passation

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Sport 19/07/2026 07:01 Actualisé le 19/07/2026 07:39

Lionel Messi devrait disputer son dernier match en Coupe du monde. En face, Lamine Yamal joue déjà une finale, à 19 ans seulement, comme Kylian Mbappé en 2018.

Lionel Messi, lors du Mondial, à Atlanta, le 16 juillet 2026 / Lamine Yamal, pendant la même compétition, à Atlanta, le 21 juin 2026.

ODD ANDERSEN, ROBERTO SCHMIDT / AFP

Lionel Messi, lors du Mondial, à Atlanta, le 16 juillet 2026 / Lamine Yamal, pendant la même compétition, à Atlanta, le 21 juin 2026.

Il sera sans doute bien douloureux pour les supporters de l’équipe de France de suivre cette finale de Coupe du monde, ce dimanche 19 juillet (21h, heure française), entre l’Espagne et l’Argentine. Car cinq jours plus tôt, l’équipe de France a reçu une leçon en demi-finale face à la « Roja », et il reste bien difficile aujourd’hui de trouver des fans tricolores derrière leur adversaire sud-américain du jour, quatre ans après la finale perdue des Bleus au Qatar et plusieurs célébrations abjectes et racistes qui avaient suivi.

Toujours est-il que sur la pelouse du MetLife Stadium à New York, Espagnols et Argentins s’affronteront pour la première fois lors d’une finale d’un Mondial. Le seul match en Coupe du monde entre les deux nations remonte d’ailleurs à 1966, bien avant les premiers sacres argentins (1978, 1986, 2022) comme espagnol (2010), lorsqu’elles figuraient dans le même groupe.

Au total toutes compétitions confondues, « l’Albiceleste » n’a joué contre l’Espagne qu’à 14 reprises, pour un résultat équilibré : six victoires de chaque côté, et deux matches nuls. La dernière opposition en date, en amical en mars 2018, avait tourné à la correction pour les Sud-Américains, surclassés 6-1 par l’Espagne alors dirigée par Julen Lopetegui. Notons que ce jour-là, Lionel Messi était blessé.

De ce dernier, il sera beaucoup question ce dimanche soir. Tout simplement car la star argentine, qui vient de fêter ses 39 ans le 24 juin, devrait très vraisemblablement disputer son dernier match de Coupe du monde. Son 34e en six éditions, lui qui avait débuté en 2006 à l’âge de 18 ans. Lors de ce Mondial en Allemagne, il n’avait pris part qu’à trois rencontres de poules, pour un but et une passe décisive en 122 minutes de jeu. Vingt ans plus tard, le voici qui est deuxième meilleur buteur de l’histoire en Coupe du monde (21), juste derrière Kylian Mbappé (22).

20 ans d’écart

Comme un symbole, se dressera dans le camp d’en face un très jeune joueur, qui gravit les échelons encore plus vite que Lionel Messi. À 19 ans et 6 jours, Lamine Yamal sera tout simplement le troisième plus jeune joueur de l’histoire à être titulaire en finale de Coupe de Monde, derrière le Brésilien Pelé en 1958 (17 ans) et l’Italien Giuseppe Bergomi en 1982 (18 ans), mais devant Kylian Mbappé en 2018 (19 ans et 207 jours).

Le joueur du FC Barcelone sera particulièrement attendu, lui qui déçoit en termes statistiques sur ce tournoi avec seulement un but et zéro passe décisive en sept matches. Il faut dire que l’ailier virevoltant est souvent pris au marquage par au moins deux défenseurs. Mais cela permet aussi de libérer des espaces pour ses coéquipiers et c’est lui, par exemple, qui a provoqué le penalty qui a tout débloqué pour l’Espagne face à la France.

Le grand bain attend donc Lamine Yamal, lui qui avait déjà été sorti du bain par Lionel Messi. Littéralement. C’était en 2007, quand, à peine bébé de cinq mois, Yamal avait été choisi pour une séance photo menée conjointement par l’Unicef et le FC Barcelone pour un calendrier caritatif. Lionel Messi, tout juste la vingtaine, y participait et prenait la pose avec le joueur qu’il affronte ce dimanche soir. Une archive méconnue, ressortie par le père de Lamine Yamal quelques jours avant que son fils ne remporte son premier trophée majeur en sélection : l’Euro, en 2024, à 17 ans.

Les Argentins, champions des coups bas

Sur le terrain ce dimanche, le contexte devrait être bien moins tendre et attentionné. La « faute » au style de jeu défensif argentin, fait de charges dans le dos, de coudes qui traînent et de semelles, comme l’a subi l’équipe anglaise mercredi. C’est simple, le quotidien britannique The Telegraph a décompté... « 31 coups bas » de l’Albiceleste, « maîtres sud-américains des forces du mal ».

Une agressivité sud-américaine qui, avec trois des onze joueurs titulaires évoluant à l’Atlético Madrid, fait forcément penser au jeu prôné par Diego Simeone dans la plus « argentine » des équipes de Liga, forcement bien connue des Espagnols.

Face à cela, l’Espagne essaiera de développer son jeu fait de possession, parfois à outrance, et de redoublement de passes en une ou deux touches maximum. Le deuxième but inscrit mardi face à la France par Pedro Porro, à la conclusion d’une séquence d’une vingtaine de passes partie de la surface de réparation espagnole avec Dani Olmo en détonateur, illustre à la perfection cette maîtrise.

Dans les tribunes, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, fervent critique de Donald Trump, assistera au match. Mais pas le président argentin Javier Milei, qui a expliqué jeudi qu’il regarderait la finale à la télévision... par superstition.

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