L’année 2025 restera comme un grand cru pour les astronomes et les astrophysiciens.

Jean-Michel Lahire - Aujourd'hui à 08:00 - Temps de lecture :

Une des premières images du télescope Vera C. Rubin, entré en service cette année. Photo AP/Sipa Une des premières images du télescope Vera C. Rubin, entré en service cette année. Photo AP/Sipa

Une comète venue d’ailleurs

La comète 3I/Atlas est passée au plus proche de notre planète la semaine dernière. Il s’agit du troisième objet interstellaire découvert dans notre système solaire. Et les scientifiques n’ont pas été déçus, tant sa composition (riche en CO2 et pauvre en fer) s’avère différente de celle des comètes venues de notre Système solaire. Deux autres comètes ont été visibles en octobre avec de simples jumelles : Lemmon et Swan.

Uranus et Neptune, géantes rocheuses ?

Des nouveaux modèles sont venus remettre en question ce qu’on pensait savoir d’Uranus et Neptune, géantes de glace qui pourraient en réalité être rocheuses comme la Terre et Mars.

Quant au bestiaire des planètes extérieures au Système solaire, il a franchi cette année le cap des 6 000 exoplanètes confirmées.

Sur les traces de la mystérieuse matière noire

Le télescope Vera C. Rubin, dont la construction a duré vingt ans, a également livré ses premières images. Implanté dans les Andes chiliennes, il doit photographier pendant dix ans la totalité du ciel austral pour tenter de débusquer l’insaisissable matière noire, ce ciment des galaxies qui échappe à l’observation.

Un mystère qui n’a pas fini de fasciner : fin septembre, des astrophysiciens ont émis l’idée que trois étoiles lointaines observées par le JSWT puissent être des étoiles noires – un astre hypothétique qui tirerait son énergie de l’annihilation de particules de matière noire.

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