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L'histoire des esclaves ayant servi plusieurs familles notoires de Trois-Rivières est l'une des pages oubliées de la ville.
En réalité, plusieurs familles trifluviennes, dont les noms sont omniprésents, notamment sur des rues, des édifices et des plaques commémoratives, ont eu recours à l'achat, à l'exploitation et à la vente d'esclaves.
Cette portion de l’histoire était méconnue du maire de Trois-Rivières, Jean-François Aubin, qui se demande comment faire pour reconnaitre cette portion de l’histoire. On fait une place à différentes réalités, aux Premières Nations, mais ça aussi, ça a fait partie du développement de Trois-Rivières. Est-ce qu’on peut souligner ça? Est-ce qu’on peut faire quelque chose pour se souvenir de ça et que les gens le sachent. Si ça n’avait pas été du reportage, les gens seraient encore dans l’ignorance, dit-il.
D’ailleurs, le comité de toponymie de Trois-Rivières devrait se pencher sur la question prochainement et affirme vouloir entamer une réflexion qui pourra s’inscrire dans les prochaines rencontres. C’est un sujet qui mérite qu’on s’y attarde, mentionne par écrit la présidente du comité et conseillère dans le district de la Madeleine, Sabrina Roy.
Jean-François Aubin continue dans le même sens. On devrait prendre le soin de mentionner ça, pour que les gens sachent ça, que ça a fait partie de l’histoire de Trois-Rivières et du développement de Trois-Rivières, dit-il.
Il reconnaît également que ces gens font partie de l’histoire de Trois-Rivières. C’est comme un rôle invisible qu’ils ont joué. Je pense que ce que le reportage a fait et ce que la Ville doit faire, c’est de rendre visible cette réalité-là.
La conseillère du district Marie-de-l’Incarnation, Édith Lachance, considère également que Trois-Rivières va avoir à faire la paix avec ce nouveau pan de l’histoire qu’on vient d’apprendre.
En prenant connaissance de cette histoire, celle qui est conseillère dans le district où se trouve une grande partie de ces rues estime, elle aussi, qu’une réflexion est nécessaire entourant ces personnes qui ne font pas partie de l’histoire présentement et qui ont subi des choses vraiment regrettables.
Tout comme les élus, la majorité des citoyens rencontrés dans la rue ne connaissaient pas, eux non plus, cette histoire derrière Trois-Rivières. Je trouve ça triste, oui, maintenant que l’on doit renommer la rue Hart?, se questionne l’un d’entre eux.
Connaissant ce contexte-là, je ne suis pas pour ça non. Oui, ça me dérange, mentionne une autre. C’est tellement partout de même dans le monde, que je me dis c’est un changement à faire mondialement et pas juste dans nos petites rues de Trois-Rivières, explique une autre.


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