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La proposition de loi concernant l'interdiction des PFAS au sein de l'UE ne sera pas sur la table avant la fin de l'année 2026 au plus tôt.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 15:30 | mis à jour aujourd'hui à 16:49 - Temps de lecture :
La Commission européenne est restée floue lundi sur son calendrier pour interdire les polluants éternels (PFAS), ces substances chimiques omniprésentes dans la vie quotidienne, et ne devrait pas mettre de proposition sur la table avant la fin 2026 au plus tôt. « Le travail avance », c'est « une priorité », tant le sujet « préoccupe », a toutefois assuré la commissaire européenne chargée de l'environnement Jessika Roswall.
Des boîtes de pizzas aux vêtements, Bruxelles voudrait proscrire ces « polluants éternels » dans les produits de consommation courante. « C'est faisable, l'industrie s'y prépare déjà », a souligné Jessika Roswall. Mais c'est un sujet « difficile », tant les substances sont nombreuses, a-t-elle reconnu, sans confirmer de calendrier. Avant de proposer un texte, l'exécutif attend deux avis de l'Agence européenne des produits chimiques (l'ECHA), prévus en mars sur l'évaluation des risques des PFAS et fin 2026 sur l'impact socio-économique d'une interdiction dans l'UE. Un temps évoqué pour la fin 2025 puis pour 2026, la proposition de loi ne sera donc pas sur la table avant la fin de l'année au plus tôt. Et ce ne sera que le coup d'envoi de mois de tractations avec États membres et eurodéputés.
Des effets délétères sur la santé
Cosmétiques, ustensiles de cuisine, emballages... les PFAS sont partout, utilisés pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur. Ces substances chimiques per- et polyfluoroalkylées mettent énormément de temps à se décomposer, d'où leurs surnoms de « polluants éternels ». Et elles peuvent avoir des effets délétères sur la santé, avec l'augmentation du taux de cholestérol et de cancers, des effets sur la fertilité et le développement des fœtus...
Bruxelles compte les interdire, mais avec des exceptions pour certains secteurs stratégiques, comme la médecine par exemple, où les PFAS seront toujours autorisés quand il n'y a pas d'alternative. La France a quant à elle pris les devants pour les produits du quotidien. Depuis le 1er janvier, une loi interdit dans l'hexagone l'usage de certains PFAS dans les vêtements, chaussures, cosmétiques et farts pour les skis, avec quelques dérogations pour les textiles et chaussures conçus pour la protection et la sécurité des personnes (défense, protection civile) et les textiles techniques à usage industriel.


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