NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Cap sur l’Arctique ! La Fondation française Tara Océan a donné dimanche le coup d’envoi de son programme Tara Polaris, destiné à suivre l’évolution du pôle Nord. La Tara Polar Station, un laboratoire flottant en forme d’igloo posé sur une grosse bouée, a quitté le port de Lorient (Morbihan). Jusqu‘à fin 2027, l’équipage du navire, véritable concentré de technologie, va dériver sur la banquise du pôle Nord pendant 350 à 500 jours d’affilée. Le navire a été conçu pour résister à la pression de la glace de mer et supporter des températures de -52°C, dans une des zones les plus isolées de la planète.
À partir de la mi-août, la station longera les côtes de la Russie vers l’est, se faisant ouvrir la voie par un brise-glace. Prise dans la banquise début septembre, elle devrait ensuite dériver à une vitesse moyenne de 10 kilomètres par jour, pour atteindre le détroit de Fram, entre le Groenland et le Svalbard, fin 2027.
Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix
Cinq mois de nuit totale et un « huis clos humain »
La station polaire va embarquer 12 personnes en hiver (dont six scientifiques) et 18 en été. L‘équipage international a été soigneusement sélectionné après des tests d’aptitude médicale et psychologique et un séminaire de cohésion d‘équipe.
« On n’a pas recherché des aventuriers qui veulent partir seuls au pôle Nord. L’idée, c’est plutôt d’avoir des personnes qui s’entendent bien pour vivre ce huis clos humain », a expliqué Clémentine Moulin, directrice des expéditions. Les hivernants devront affronter cinq mois de nuit totale, le confinement, le froid extrême (-25°C en moyenne) mais aussi la présence d’ours polaires.
Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix
« Les ours, c’est un sujet sérieux », reconnaît Éric Pelletier, chercheur en génomique de 58 ans et membre d‘équipage. « C’est pas un truc simple à gérer : l’ours est chez lui, il est habitué à chasser et se cache derrière les blocs de glace ».
Chaque membre d‘équipage a donc été formé au tir pour faire face aux attaques à proximité de la station. Un chien berger de Laponie accompagnera en outre l’équipage pour les aider à repérer un animal en approche.
Ne semblant pas s’inquiéter de ces aléas potentiels, la médecin de bord, Minh-Ly Pham Minh, 58 ans, s’est dit « confiante » avant le départ. « Sinon autant rester à terre », philosophe-t-elle.
Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix
Plus de 10.000 échantillons collectés
Quelque 30 centres de recherche de 12 pays (Allemagne, Canada, Espagne, Etats-Unis, Suisse, Japon, notamment) sont associés à cette expédition. Ils vont également étudier l’influence du changement climatique sur cet océan qui se réchauffe trois à quatre fois plus vite que le reste de la planète et voit sa banquise s’amenuiser. « L’Arctique est un océan peu étudié et qui change déjà beaucoup. Il est en pleine mutation », a expliqué Romain Troublé, directeur général de Tara Océan, lors d’une conférence de presse samedi. Or, « on ne peut pas comprendre l’environnement si on n’y passe que deux mois par an », durant l‘été, a-t-il souligné, rappelant qu’il y avait « très peu de missions de long terme en Arctique ».
L’expédition doit permettre de dresser un état des lieux de l’environnement de l’Arctique, dans une perspective patrimoniale.
Grâce à un trou aménagé dans la coque et aux multiples instruments embarqués, les scientifiques prélèveront plus de 10.000 échantillons dans la colonne d’eau (jusqu‘à 2.000 mètres de profondeur), dans l’atmosphère et dans les multiples cavités de la banquise.
Dix expéditions prévues jusqu’en 2045
« Il y a une biodiversité au pôle Nord qui est purement adaptée à cet environnement. Si l’environnement change, cette biodiversité va peut-être disparaître », a expliqué Romain Troublé. « On va peut-être perdre un pan entier de l‘évolution de la vie sur cette planète, sans avoir même eu le temps de le documenter. »
Certains projets de recherche menés par Tara Polar Station doivent aussi permettre d’affiner les modèles climatiques, en étudiant par exemple l’influence des bactéries sur la réflectivité des nuages.
Le coût de l’expédition est estimé à 6 millions d’euros. Dix expéditions sont prévues entre 2026 et 2045, à raison d’une tous les deux ans.


1 day_ago
30



























.jpg)






French (CA)