Marie-Françoise Bomel, Nadia Hoarau et Blandine Marie Michèle Maillot ont disparu entre les années 1984 et 1993. La gendarmerie a lancé un appel à témoins sur les réseaux sociaux. 

La rédaction - Aujourd'hui à 07:48 | mis à jour aujourd'hui à 09:29 - Temps de lecture :

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Elles ne se connaissaient pas et ont un triste point commun : ces trois jeunes femmes ont disparu sur l'île de La Réunion il y a plusieurs années. Les trois affaires n'ont jamais été élucidées. Elles refont surface aujourd'hui, après un appel à témoins diffusé dimanche par la gendarmerie du département, qui précise que, « après de nombreuses investigations et fouilles géologiques, l’enquête est relancée autour de trois de ces disparitions ».

En mars 1984, Marie-Françoise Bomel, alors adolescente, est vue pour la dernière fois à Saint-Paul, dans le secteur de la rue Suffren, alors qu’elle devait rejoindre la gare routière. Deux ans plus tard, en 1986, Nadia Hoarau disparaît à son tour à Saint-Gilles. En 1993, c’est Blandine Marie Michèle Maillot qui se volatilise à Saint-Leu. Toutes les trois dans l'ouest de l'île.

À cette époque, plusieurs autres femmes du même âge ont disparu à La Réunion. Les corps de trois d'entre elles avaient été retrouvés, laissant penser à un tueur en série, mais cette hypothèse n'a jamais pu être confirmée.

« Il y a un malade quelque part »

Pour les proches des disparues, l'espoir de savoir ce qui s'est réellement passé renaît. Une amie de Marie-Françoise Bomel s’est confiée à la chaîne Réunion la 1ère. Tous les matins, elles prenaient le bus ensemble, avec un groupe d'amis : « Ce matin-là, elle n'est pas venue. On s'est dit qu'elle est peut-être malade, mais deux ou trois jours après on entend qu'elle a disparu. On était bouleversés ». Elle la décrit comme « une fille sympathique, douce, agréable, réservée, puis elle était très sérieuse, donc elle n'aurait pas suivi quelqu'un, ça c'est sûr. Ce n'était pas son genre de fuguer, elle était très carrée, très sérieuse, même à 16 ans ».

La piste d'un tueur en série lui semble plausible : « C'est dans la même période, en plus ce sont des jeunes femmes, toutes à peu près du même âge, c'est troublant quand même. Ça fait peur, on se dit qu'il y a un malade quelque part ».

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