Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Enheduanna, poétesse en Mésopotamie et première autrice connue de l'histoire

3 month_ago 64

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Quand on se demande qui fut le premier écrivain de l'histoire, on pense souvent à Homère. L'image du poète aveugle de la Grèce antique occupe le sommet du panthéon de la tradition littéraire occidentale. Mais en réalité, il faut remonter bien plus loin, au-delà de la Grèce, au-delà même de l'alphabet et tourner notre regard vers le berceau de l'écriture: l'ancienne Mésopotamie. Là, il y a plus de 4.000 ans, une femme a signé son œuvre de son propre nom: Enheduanna.

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter de Slate ! Abonnez-vous gratuitement à la newsletter de Slate !Les articles sont sélectionnés pour vous, en fonction de vos centres d’intérêt, tous les jours dans votre boîte mail.

Qui était Enheduanna?

Enheduanna a vécu aux alentours de 2300 avant notre ère, dans la cité d'Ur, dans l'actuel sud de l'Irak. Sa figure se distingue à plusieurs titres: elle fut grande prêtresse du dieu lunaire Nanna, une fonction qui lui conférait un pouvoir politique et religieux considérable. Elle était également la fille du roi Sargon d'Akkad (2334-2279 avant J.-C.), fondateur du premier empire mésopotamien, et surtout l'autrice d'une œuvre littéraire d'une grande profondeur théologique, politique et poétique.

«Enheduanna» n'était pas son nom personnel, mais un titre religieux que l'on peut traduire par «grande prêtresse, parure du ciel». Son véritable nom demeure inconnu. Ce qui ne fait en revanche aucun doute, c'est son importance historique: Enheduanna a écrit, signé ses textes et revendiqué leur paternité intellectuelle, ce qui fait d'elle la première personne connue, homme ou femme, à avoir laissé une œuvre littéraire en son nom propre.

Écriture, pouvoir et spiritualité

L'écriture cunéiforme existait déjà depuis le milieu du IVe millénaire avant notre ère. Elle était née comme un outil administratif, utile pour tenir des registres économiques, contrôler les impôts ou compter le bétail. Mais à l'époque d'Enheduanna, on commençait également à l'utiliser pour exprimer des idées religieuses, philosophiques et esthétiques. C'était un art sacré, associé à la déesse Nisaba, patronne des scribes, des céréales et du savoir.

Dans ce contexte, la figure de cette autrice est particulièrement révélatrice. Son œuvre associe une profonde dévotion religieuse à un message politique explicite. Sa poésie s'inscrit dans une stratégie impériale: légitimer la domination de l'empire d'Akkad sur les cités sumériennes par l'usage d'un langage commun, d'une foi partagée et d'un discours théologique unifié.

Une œuvre majeure

Plusieurs compositions d'Enheduanna nous sont parvenues. Parmi les plus importantes figure L'Exaltation d'Inanna, un long hymne qui célèbre la déesse de l'amour et de la guerre, Inanna, et dans lequel l'autrice implore son aide durant une période d'exil. Ce texte est souvent considéré comme son œuvre la plus personnelle et la plus puissante.

Tablette, copie de L'Exaltation d'Inanna d'Enheduanna, d'époque paléo-babylonienne (vers 1900-1600 avant J.-C.), provenant de Nippur (actuel Irak). | Musée d'archéologie et d'anthropologie de l'université de Pennsylvanie (Penn Museum), Philadelphie (États-Unis)

Tablette, copie de L'Exaltation d'Inanna d'Enheduanna, d'époque paléo-babylonienne (vers 1900-1600 avant J.-C.), provenant de Nippur (actuel Irak). | Musée d'archéologie et d'anthropologie de l'université de Pennsylvanie (Penn Museum), Philadelphie (États-Unis)

On conserve également les Hymnes des temples, un ensemble de quarante-deux hymnes dédiés à différents temples et divinités de Sumer. À travers eux, Enheduanna compose une véritable cartographie spirituelle du territoire, mettant en valeur le lien étroit entre religion et pouvoir politique. S'y ajoutent enfin d'autres hymnes fragmentaires, dont l'un est consacré à son dieu Nanna.

Ces exemples ne sont pas de simples textes religieux: ils sont construits avec une grande sophistication, chargés de symbolisme, d'émotion et d'une véritable vision politique. Enheduanna y apparaît comme une médiatrice entre les dieux et les humains, entre son père, l'empereur, et les cités conquises.

Pourquoi ne la connaissons-nous pas?

Il est surprenant qu'Enheduanna soit absente des manuels scolaires et de la plupart des cursus universitaires de littérature. En dehors des spécialistes de l'histoire ancienne ou des études de genre, son nom reste largement méconnu.

Il est légitime de se demander si l'oubli d'Enheduanna relève d'une invisibilisation systémique des femmes dans l'histoire culturelle. Comme le souligne l'historienne de l'art Ana Valtierra Lacalle, pendant des siècles, la présence de femmes scribes ou artistes dans l'Antiquité a été niée, malgré des preuves archéologiques attestant qu'elles savaient lire, écrire et administrer des ressources.

Enheduanna ne fut pas une exception isolée: son existence montre que les femmes ont participé activement au développement de la civilisation mésopotamienne, aussi bien dans la sphère religieuse qu'intellectuelle. Le fait qu'elle soit la première personne connue à avoir signé un texte de son propre nom devrait lui offrir une place de choix dans l'histoire de l'humanité.

Enheduanna ne représente pas seulement un moment fondateur de l'histoire littéraire: elle incarne aussi, avec une force rare, la capacité des femmes à créer, penser et exercer une autorité dès l'aube de la culture écrite. Sa voix, gravée sur des tablettes d'argile, nous parvient intacte à travers les millénaires. Avec elle, l'histoire ne commence pas uniquement par des mots, mais par une voix singulière, une expérience vécue et une conscience aiguë du geste d'écrire –autant d'éléments qui méritent pleinement d'être reconnus.

The Conversation

Zaradat Domínguez Galván est professeure de littérature à l'université de Las Palmas de Grande Canarie (îles Canaries, Espagne).

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l'article original.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway