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Touchés par de graves pénuries de nourriture et de médicaments, les habitants de cette ville du sud du pays, située sur la ligne de front, sont en proie à une crise humanitaire. Kiev a porté ce dossier devant l’ONU.

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Un homme brandit une pancarte sur laquelle on peut lire « Famine de masse à Olechky, ville occupée. Américains ! Obligez la Russie à accepter un couloir humanitaire », devant l’hôtel de ville de Kiev, le 20 septembre 2026. Un homme brandit une pancarte sur laquelle on peut lire « Famine de masse à Olechky, ville occupée. Américains ! Obligez la Russie à accepter un couloir humanitaire », devant l’hôtel de ville de Kiev, le 20 septembre 2026.

Voilà plus de quatre mois que les quelque 2 000 habitants restant à Olechky, dans la partie occupée de la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, sont coupés du monde et s’efforcent de survivre malgré de graves pénuries de nourriture, d’électricité, de gaz et de médicaments. Impossible de les évacuer, Moscou bloque les convois humanitaires, selon Kiev. Face à la gravité de la situation, l’Ukraine a décidé de porter ce dossier devant le Conseil de sécurité de l’ONU mercredi 23 septembre, et a appelé la communauté internationale à intervenir pour établir un corridor humanitaire.

« La Russie crée délibérément une catastrophe humanitaire, a dénoncé, à New York, le ministre des affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha. Des témoignages effroyables nous parviennent d’Olechky sur la manière dont les gens essaient de survivre. Ils cherchent des restes de nourriture, et ramassent de l’herbe parce qu’il n’y a tout simplement rien d’autre à manger. » Le chef de la diplomatie a convoqué le souvenir de l’Holodomor, la grande famine provoquée par le régime soviétique en Ukraine entre 1932 et 1933, et responsable de près de 4 millions de morts : « A l’époque, la faim était une arme de Moscou. Elle reste son arme aujourd’hui. »

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