NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Avant le début de la guerre en Ukraine, le collectif musical fondé par la pianiste Anna Minakova était d'abord une histoire d'amitié et de plaisir. À Kharkiv, au nord-est du pays, la musicienne formée au conservatoire de la ville avait créé la chorale hossp, un petit collectif de passionnés qui se retrouvaient pour chanter des reprises de groupes connus. Au fil des années, les répétitions se sont multipliées et les concerts réunissaient jusqu'à plusieurs centaines de personnes.
Le 23 février 2022, la chorale a tenu sa dernière répétition en temps de paix. Le lendemain, la Russie lançait son invasion à grande échelle de l'Ukraine. La ville de Kharkiv était alors menacée. Anna s'est enfuie, comme la plupart des membres du groupe, relate le média Kyiv Post.
NEWSLETTER
Recevez le meilleur de Slate directement dans votre boîte mail.
Installée en Pologne, la jeune femme a vécu dans plusieurs appartements temporaires. Elle a continué à travailler dans la musique, notamment auprès d'artistes ukrainiens. En 2023, elle a décidé de rentrer à Kharkiv, malgré les menaces de frappes russes. Sur place, elle a constaté que la plupart des anciens membres de son collectif étaient partis s'installer à l'étranger.
En quelques mois, elle a créé une nouvelle chorale. Les membres essayaient de se retrouver plusieurs fois par semaine pour répéter. Les sessions étaient toutefois souvent interrompues par les alertes aériennes, les coupures d'électricité et les difficultés de connexion. «Nous avons ressuscité la chorale», se souvient-elle fièrement.
Se retrouver malgré tout
Cet été, alors que la Russie intensifie ses frappes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, Anna et sa chorale ont continué de se produire. Lors de ces représentations clandestines, la musicienne ne cherche pas à occuper le devant de la scène. En plein concert, elle délaisse parfois son piano pour un petit mélodica, un instrument à vent doté d'un fin tube de plastique. Cette sorte d'harmonica à clavier donne aux mélodies une tonalité plus légère, presque funky. Pendant quelques heures, la salle semble se couper des atrocités de la guerre.
Après le dernier rappel, les musiciens retournent en coulisses et la parenthèse musicale se referme, rapporte le média ukrainien. Le public se dirige vers la sortie et remonte l'escalier étroit qui mène à la rue. À Kharkiv, les soirées s'achèvent bien avant minuit, à cause du couvre-feu. Il y a quatre ans, beaucoup espéraient une fin rapide de la guerre. Si cet espoir s'est dissipé, Anna assure vouloir un jour retrouver une vie qui ne soit pas dictée par le conflit. Pour tenir dans un pays en guerre, la pianiste s'est mise au yoga et à la méditation. Une manière de gratter quelques instants de calme face à la fatigue et à la tension permanente.
Anna se dit fière de pouvoir permettre aux spectateurs de se retrouver, de chanter ensemble et, pendant quelques heures, de retrouver une forme de vie ordinaire. La chorale maintient un lien entre les individus. Pour la musicienne, c'est une forme de résilience discrète, sans héroïsme ni grand discours. Une manière de continuer à faire ensemble ce que l'on faisait avant.





























.jpg)






French (CA)