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Le président de la République a entamé, lundi, un déplacement de trois jours au Koweït, aux Emirats arabes unis, au Bahreïn et au Qatar, avec l’ambition de « sécuriser [les] approvisionnements » énergétiques de la France. Mais les monarchies de la région, dont les exportations d’hydrocarbures ont chuté avec le blocage du détroit d’Ormuz, n’ont guère plus de prise que Paris sur l’affrontement entre les Etats-Unis et l’Iran.

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Le président français Emmanuel Macron et l’émir du Koweït, le cheikh Mechaal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, assistent à une cérémonie de signature d’accords au palais Bayan, à Koweït City, le 19 octobre 2026. Le président français Emmanuel Macron et l’émir du Koweït, le cheikh Mechaal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, assistent à une cérémonie de signature d’accords au palais Bayan, à Koweït City, le 19 octobre 2026.

Emmanuel Macron passe en revue la garde nationale émiratie, la démarche raide, le visage fermé, l’air grave, au côté du président de la fédération des Emirats arabes unis, Mohammed Ben Zayed, qui l’accueille, lundi 19 octobre, dans le hall d’honneur de l’aéroport d’Abou Dhabi, avant de s’éclipser avec lui vers le palais présidentiel.

Scruté par les observateurs internationaux après les violences du week-end en France, le président de la République a quitté Paris, dimanche soir, peu après avoir exprimé sa « colère » et sa « honte » des saccages dans une allocution télévisée, pour rejoindre les rives du golfe Persique. Il doit y passer d’un palais à l’autre, derrière des portes closes, du Koweït aux Emirats, lundi, puis au Bahreïn et au Qatar, jusqu’à mercredi.

Ce périple ressemble à une tournée d’adieux régionale, à six mois de l’élection présidentielle, mais M. Macron a tenu à l’inscrire dans l’actualité brûlante, en assurant, dimanche 18 octobre, qu’il s’envolait pour « sécuriser nos approvisionnements » énergétiques auprès des alliés de la France. Il rappelait au passage que la hausse des prix à la pompe trouve sa « source » au Proche-Orient, dans la guerre qu’ont ouverte les Etats-Unis et Israël, en cherchant en vain, en février, à renverser le régime iranien. Un conflit « auquel la France n’a pas pris part et dont nous subissons les conséquences », a rappelé le chef de l’Etat, alors que la thrombose du détroit d’Ormuz et de son trafic pétrolier s’impose à l’Europe à l’approche de l’hiver.

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