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C’est la deuxième fois en trente ans de fonctionnement que la seule centrale nucléaire de ce pays de 19 millions d’habitants, qui fournit près de 20 % de ses besoins en électricité, est mise à l’arrêt.

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La centrale nucléaire de Cernavoda, en Roumanie, le 12 août 2026. La centrale nucléaire de Cernavoda, en Roumanie, le 12 août 2026.

Les opérations exceptionnelles de dragage, d’immersion de barges remplies de pierres et d’explosion d’un gros rocher pour détourner le cours du Danube, dont le coût total est estimé à plus de 2 millions d’euros, n’ont pu que retarder l’inévitable : la centrale nucléaire roumaine de Cernavoda, dans la région littorale de la Dobrogea, ne fonctionne plus depuis jeudi 13 août au matin, ne pouvant assurer son refroidissement alors que le niveau du fleuve est historiquement bas.

Le second réacteur, mis en route en 2007, a été déconnecté du réseau énergétique du pays, deux semaines après le premier. C’est la deuxième fois en trente ans de fonctionnement que la seule centrale nucléaire de ce pays de 19 millions d’habitants, qui fournit près de 20 % de ses besoins en électricité, est mise à l’arrêt. Lors de la canicule de 2003, la centrale, qui n’avait alors qu’un seul réacteur, avait certes été arrêtée, mais plus tard dans l’été, de fin août à mi-septembre.

Mercredi, les autorités ont de nouveau incité les Roumains à une « consommation responsable », surtout le soir, afin de réduire la pression sur le réseau énergétique. A la tombée de la nuit, l’électricité issue de l’énergie solaire diminue, et la demande reste forte, en particulier lors de vagues de chaleur propices à l’utilisation de climatiseurs, dans cette région habituée aux étés chauds et secs.

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