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International 17/07/2026 06:45 Actualisé le 17/07/2026 06:55
Donald Trump a dénoncé des « vulnérabilités choquantes » dans le système électoral américain dans une allocution jeudi 16 juillet. Il ne faudrait pas que les élections de mi-mandat de novembre soient une « nouvelle élection volée ».
Dans un discours d’un peu plus de 25 minutes jeudi 16 juillet, le président américain a martelé ses accusations -- jamais prouvées -- que l’élection présidentielle de 2020 avait été pervertie par une fraude massive au profit de Joe Biden.
L’occasion pour lui de préparer le terrain en vue des midterms. « Nous avons des élections très importantes qui arrivent. Nous voulons que ces élections soient honnêtes », a-t-il lancé, précisant qu’il ne fallait « plus jamais » assister à une « nouvelle élection volée ». De quoi faire planer son intention de contester les résultats des élections cruciales de mi-mandat en novembre.
Pour rappel, le républicain n’a jamais apporté de preuve sur l’existence d’irrégularités à grande échelle et d’innombrables experts, instituts indépendants et décisions de justice ont conclu à l’absence de fraude ayant pu influer sur les résultats.
Prouver l’improuvable
Mais pour Donald Trump, des documents -- qu’il a annoncé jeudi soir déclassifier -- « montrent que, sur plusieurs années, à partir de l’élection de 2020, la Chine a mené ce qui apparaît comme la plus grosse opération de piratage de données électorales de l’Histoire, aboutissant à l’acquisition illicite par la Chine de 220 millions de fichiers d’électeurs américains », a-t-il ajouté.
Ces fichiers sont pourtant largement accessibles publiquement. Et même s’ils avaient été téléchargés de manière illégale, cela « n’aurait en aucune manière compromis » les résultats de l’élection, a souligné Stephen Richer, du cercle de réflexion conservateur Cato Institute.
Rick Hasen, expert en droit électoral à l’université de Californie à Los Angeles, a estimé que les déclarations du président jeudi soir ressassent « les mêmes vieilles affirmations infondées et étonnamment faibles de vulnérabilité des élections américaines ».
Donald Trump « n’a même pas tenté de démontrer qu’un seul faux électeur a voté lors de l’élection de 2020, ou qu’une seule machine électorale ait été truquée », a-t-il souligné sur son blog.
Installer un climat de défiance avant les midterms
Avant le discours, Donald Trump avait promis une annonce « très forte ». Mais ses opposants redoutaient surtout que ce discours ne serve à jeter le discrédit général sur le système électoral, afin de pouvoir mettre en doute, en novembre prochain, le résultat des scrutins de mi-mandat, qui s’annoncent difficiles pour son camp.
« Nous avons des élections très importantes qui arrivent. Nous voulons que ces élections soient honnêtes », a-t-il lancé dans son allocution, précisant qu’il ne fallait « plus jamais » assister à une « nouvelle élection volée ».
Face au caractère controversé des annonces attendues, plusieurs grandes chaînes avaient décidé de ne pas retransmettre en direct le discours. En représailles, le président américain a appelé au retrait de leurs licences de diffusion.
« Décision rare, NBC et ABC ont dit toutes les deux qu’elles ne diffuseraient pas ce discours. (...) Parce qu’elles savent combien notre système est corrompu et qu’elles ne veulent pas le révéler. Elles, et d’autres médias, font partie d’un complot. Elles veulent continuer cette fraude. (...) Une fraude comme celle-ci devrait signifier le retrait de leurs licences », a-t-il attaqué.
Détourner l’attention
Le milliardaire, qui n’a jamais accepté sa défaite face à Joe Biden en 2020, a accusé ces derniers mois les démocrates de tentatives de trucage des législatives de novembre lors desquelles les républicains pourraient perdre leur mince majorité au Congrès.
Donald Trump sait qu’une telle éventualité lui ferait courir le risque d’une troisième procédure de destitution lancée par les démocrates, après avoir réchappé à deux premières tentatives lors de son premier mandat, dont une pour « incitation à l’insurrection » après l’assaut du Capitole par ses partisans le 6 janvier 2021.
« Sa réponse à cette punition imminente ? Abattre toutes les cartes pour tricher, saper le droit de vote, et truquer les élections de mi-mandat en sa faveur », a fait savoir le chef démocrate Chuck Schumer, estimant que « Trump ne révélera rien de substantiel » sur la présidentielle de 2020.
La dernière grande adresse télévisée de Donald Trump remontait au 1er avril, quand il avait tenté de justifier la guerre en Iran, plus d’un mois après le début des frappes israélo-américaines.


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