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Samedi 20 décembre en fin d’après-midi, le vol AF7562 reliant Paris Orly à Ajaccio a dû raccourcir son trajet. Certains passagers assurent avoir vu une aile en flammes.
Passer la publicité Passer la publicitéGrosse frayeur pour les 172 passagers se rendant de Paris en Corse hier après-midi. Samedi 20 décembre, le vol air France AF7562 reliant Paris Orly à Ajaccio a dû être dérouté d’urgence vers Lyon, a déclaré Air France au Figaro, confirmant une information de Corse matin.
L’Airbus A320 a décollé de Paris Orly à 17 h 45 de Paris, mais après une trentaine de minutes de vol, alors qu’il était en train de survoler Clermont-Ferrand, Joëlle, raconte à RTL avoir vu de «grosses flammes» à travers le hublot. Placée à l’avant de l’avion, côté hublot, avec sa nièce de 8 ans elle dit avoir «crié et hurlé». «J’ai cru qu’on s’éclatait par terre» témoigne-t-elle à RTL. Traumatisée, elle raconte ne plus avoir envie de prendre l’avion. Steven un autre passager, raconte avoir entendu «un gros boum» et ressenti «beaucoup de vibrations». «J’ai cru à une blague au début, puis on a bien vu que c’était sérieux», témoigne-t-il au micro de RTL.
«Mesure de précaution»
Plusieurs passagers ont témoigné du fait qu’un feu aurait touché l’un des moteurs de l’avion, selon Corse Matin. «Ils ont demandé de se préparer à un atterrissage dangereux, raconte l’un d’eux au média corse, et de nous saisir du manuel d’atterrissage d’urgence. Un père de famille était en pleurs, il serrait ses enfants, c’était atroce. À notre arrivée, il y avait les pompiers sur la piste».
«Par mesure de précaution», indique Air France, il a été décidé de faire atterrir l’avion à Lyon. Les 172 passagers ont ensuite pris un vol à 22h40 jusqu’à Bastia, et ont été emmenés en bus à Ajaccio où ils sont arrivés à 3 heures du matin. Il n’y a eu aucun blessé. Air France indique que, face à «ce problème technique», «toutes les mesures de précautions ont été prises pour la sécurité des clients».
« Ce sont des choses qui arrivent car les moteurs s’usent. »
Michel Polacco, expert en aéronautique, sur LCIQue s’est-il passé ? Le problème technique est dû à une «panne de moteur», explique au Figaro une source bien informée. Un connaisseur du secteur interrogé par l’AFP confirme ces propos. Il s’agit d’un «pompage réacteur» lorsque des bouchons d’air se forment au sein du moteur et créent des vibrations obligeant l’équipage à «couper le moteur». «C’est à ce moment-là qu’ils ont décidé de dérouter à Lyon. Une fois qu’ils ont coupé le moteur, les vibrations ont disparu. Ils se sont posés à Lyon», rapporte cette source.
«Il n’y a pas eu d’alarme incendie»
«L’atterrissage s’est passé normalement sur un seul moteur», ajoute l’expert. «Voler sur un moteur, ce n’est pas une situation normale», mais «ce sont des choses qui arrivent dans le monde du transport aérien». «L’aile n’était pas en feu, le moteur n’était pas en feu, il n’y a pas eu d’alarme incendie. Mais je ne peux pas exclure qu’effectivement, il y ait eu quelques flammes au niveau de la tuyère qui se sont contenues dans le moteur et qui ne durent qu’une à deux secondes», analyse-t-il.
Selon l’AFP, l’avion Airbus A320 qui effectuait le vol est équipé de deux moteurs CFM56, montés sous les ailes, fabriqués par la coentreprise franco-américaine CFM entre Safran et GE qui «font partie des moteurs les plus fiables au monde», selon ce connaisseur du secteur. Un incident pareil «arrive très rarement ramené au nombre de vols», assure l’expert.


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