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Par Loris Boichot, envoyé spécial à Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
Le 28 juin 2026 à 18h50
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REPORTAGE - Deux ans après les émeutes, les élections provinciales redessinent un paysage politique polarisé. À l’approche d’une reprise des négociations avec le gouvernement Lecornu, les loyalistes calédoniens progressent au Congrès, les indépendantistes se maintiennent, tandis que le camp modéré s’affaiblit.
Passer la publicitéLes indépendantistes ont échoué à remporter les élections provinciales de Nouvelle-Calédonie, dimanche 28 juin. Partis divisés et tiraillés entre les « pro » et « anti » accord de Bougival - le projet de compromis enterré par le Front de libération national kanak et socialiste (FLNKS) -, ils voient la droite loyaliste renforcer sa place au Congrès territorial, l’Assemblée délibérante. Malgré l’enjeu majeur de ce scrutin à la proportionnelle et à un tour, seuls quelque 63,71 % des inscrits y ont participé sur environ 192 000 Calédoniens appelés aux urnes, un niveau en recul par rapport au précédent scrutin de 2019.
Cinq ans après le « non » au dernier référendum sur l’indépendance et deux ans après une vague de violences qui a fait 14 morts et frappé l’économie locale, les partis Les Loyalistes et Le Rassemblement-Les Républicains (LR) se placent en position de force pour reprendre les négociations avec le gouvernement de Sébastien Lecornu. Il s’agit de sortir de l’accord de…


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