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Analyse
Luc Bronner
Jérusalem, correspondant
La campagne électorale se déroule dans un climat de tension marqué par les craintes d’un retour de la violence politique, d’une contestation possible des résultats par l’extrême droite et d’une escalade guerrière du premier ministre sortant, Benyamin Nétanyahou.
Publié aujourd’hui à 05h30 Temps de Lecture 3 min.
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Yaïr Golan, chef du parti Les Démocrates, s’adresse aux habitants et aux médias sur le site d’impact d’un missile balistique iranien, à Ramat Gan (Israël), le 14 juin 2025. L’épisode témoigne du climat politique en Israël à quelques semaines d’élections législatives cruciales prévues le 27 octobre. Mercredi 2 septembre, l’entourage du leader de la liste Les Démocrates, Yaïr Golan, s’est publiquement inquiété d’une « nouvelle aggravation considérable, en nombre et en gravité, des menaces de mort » à l’encontre du principal représentant de la gauche, un des piliers de la coalition opposée à Benyamin Nétanyahou. Les menaces, qui incluent des appels au meurtre, ont explosé ces derniers jours après que Sara Nétanyahou, la femme du premier ministre, a accusé Yaïr Golan d’avoir été prévenu de l’attaque terroriste du 7 octobre 2023 – une théorie complotiste, populaire dans une partie de la droite radicale, qui explique la faillite sécuritaire du 7-Octobre par une supposée « trahison » de l’« Etat profond ».
L’accusation contre le leader de la gauche a provoqué des condamnations fortes. Yaïr Golan, un général de réserve, appartient, en effet, sans discussion possible, aux héros du 7-Octobre. Dès que les alertes avaient sonné, après le début de l’offensive du Hamas, il s’était précipité sur le site du festival Nova, là où l’organisation islamiste palestinienne a massacré plus de 350 personnes et pris en otage une quarantaine d’autres. Comme l’ont raconté les témoins à l’époque, le général retraité a sauvé des vies dans un moment où les autorités officielles apparaissaient totalement débordées.
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