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Par Manon Chapelain
Publié aujourd’hui à 18h45Article réservé aux abonnés
DécryptageA quelques jours des élections législatives du 27 octobre, la gauche sioniste, dominée par le parti Les Démocrates et largement marginalisée, peine à reconquérir un électorat traumatisé par les attaques du 7-Octobre.
Mercredi 21 octobre, ils sont une petite dizaine, parfois à peine majeurs, à sillonner les rues animées des quartiers populaires du sud de Tel-Aviv. Ils font le pied de grue devant les immeubles, accrochent leurs tracts aux poignées, et tentent de convaincre dans une campagne qu’ils savent défavorable à leur camp. Les portes claquent parfois à la seule vue du logo sur leurs tee-shirts. A quelques jours du scrutin de mardi 27 octobre, Les Démocrates, principale formation de centre gauche dirigée par Yaïr Golan, ancien numéro deux de l’armée israélienne, joue des coudes dans un paysage politique largement dominé par la droite radicale.
« Il y a beaucoup de critiques envers la gauche israélienne, explique Amit Kalderon, 24 ans, porte-parole du groupe des Jeunes Démocrates de Tel-Aviv. On nous reproche d’être déconnectés, de vivre dans une bulle. Nous sommes ici pour représenter la nouvelle gauche et changer cela. » A Shapira, quartier marginalisé où se côtoient Arabes, précaires, immigrés soudanais ou russes, dont certains n’ont pas la nationalité israélienne, les préoccupations tournent autour de la sécurité, du coût de la vie, du mal-logement ou de la hausse des impôts. Certains redoutent de gaspiller leur voix en votant pour un parti « trop faible », qui ne parviendrait pas à franchir le seuil électoral de 3,25 %.
L’exercice n’est pas sans risques. Dans un pays qui n’a jamais été aussi nationaliste et religieux, « être de gauche est devenu une injure », souligne Amit Kalderon : des militants ont été agressés lors d’une précédente opération de campagne, aux abords du marché de Shuk Hatikva.
Dépasser les divergences
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