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Les autorités intensifient la suppression des espaces de liberté. La photojournaliste Yalda Moaiery a été condamnée à quinze ans d’emprisonnement, les exécutions se multiplient, les artistes sont convoqués par les services de sécurité ou les autorités judiciaires et les cafés sont fermés.

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A Téhéran, le 8 janvier 2026. A Téhéran, le 8 janvier 2026.

Depuis le début de la guerre contre les Etats-Unis et Israël, le 28 février, la répression contre la société civile ne cesse de s’intensifier en Iran. Dimanche 9 août, à Téhéran, la photojournaliste iranienne Yalda Moaiery a annoncé avoir été condamnée en première instance à quinze ans de prison. La justice a également ordonné la confiscation de ses appareils photo et de son téléphone portable, lui a interdit toute activité culturelle et artistique, ainsi que l’exercice de toute fonction publique, et l’a privée de publier sur les réseaux sociaux.

Selon le jugement, la photographe, âgée d’une quarantaine d’années, a été reconnue coupable d’avoir « collaboré avec des médias étrangers dans le but de renforcer le régime sioniste et les Etats-Unis » dans le contexte de la guerre. « Je n’ai pas été autorisée à consulter mon dossier pour connaître les pièces à charge contre moi, explique-t-elle au Monde. Mais lorsque les responsables du tribunal l’ont feuilleté devant moi, il contenait mes photographies et mes interviews avec des médias étrangers. »

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