Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

En Iran, l’eau manque, en plus des bombes qui pleuvent

3 month_ago 28

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

En Iran, la guerre éclipse une autre catastrophe, qui, après des décennies d’aggravation, est arrivée à une acuité inédite l’automne dernier : la crise de l’eau.

En novembre, le niveau des réservoirs était si bas que les autorités ont envisagé le rationnement de l’eau à Téhéran. Le président, Masoud Pezeshkian, a même évoqué la possibilité d’évacuer la capitale. Six années de sécheresse venaient de s’enchaîner, avec des températures atteignant parfois les 50 °C.

Ali Nazemi, professeur de génie civil à l’Université Concordia, se spécialise dans les enjeux de sécurité liés à l’eau. Cela fait 18 années qu’il n’a pas mis les pieds dans son pays natal. Avec des collègues d’origine iranienne disséminés un peu partout dans le monde, il garde un œil sur la faillite hydrique de son pays, en espérant que des solutions seront mises en œuvre un jour.

La crise de l’eau en Iran « est l’une des pires dans le monde », dit-il en entrevue au Devoir quelques jours après avoir publié, avec d’autres scientifiques en exil, un article dans la revue Nature Sustainability (rédigé avant la révolte et la guerre) traitant des causes de cette crise dans ce pays de 90 millions d’habitants.

S’appuyant sur de nombreuses études réalisées au fil des ans, le petit groupe de chercheurs — dont font aussi partie Elmira Hassanzadeh, professeure à Polytechnique Montréal, et Kaveh Madani, qui a remporté mercredi le « Nobel de l’eau » (prix Stockholm), après avoir déjà été accusé d’être un « terroriste de l’eau » par le régime islamiste — est arrivé à la conclusion que la crise découle principalement de mauvaises politiques publiques, et non d’une ressource fondamentalement insuffisante.

Les changements climatiques ne sont pas les « racines » du manque d’eau, mais ils « amplifient les vulnérabilités existantes », affirment les chercheurs.

En Iran, près de 90 % de l’eau est consacrée à l’agriculture. Pour des raisons géopolitiques et idéologiques, le gouvernement vise l’autonomie alimentaire. Mais, selon M. Nazemi, cela n’est pas possible dans un pays aussi aride et populeux. Et puisque l’État encourage (et subventionne) la culture de plantes inadaptées aux conditions pratiquement désertiques des régions centrales et méridionales — le riz, le melon d’eau, le kiwi, la pomme —, cela gaspille énormément d’eau.

« L’Iran est le pays où l’épuisement des nappes phréatiques est le plus important au monde », ajoute le professeur, qui a consacré une étude à ce sujet en 2021. Il a découvert que 77 % du territoire iranien faisait l’objet d’une « surexploitation extrême » des eaux souterraines, c’est-à-dire que le pompage d’eau est au moins trois fois supérieur à la recharge naturelle.

Résultat : dans de nombreuses zones habitées du pays, le sol s’affaisse, comme une éponge siphonnée de son contenu. À certains endroits, l’enfoncement progresse de plus de 30 centimètres par année, ce qui endommage évidemment les infrastructures.

Les infrastructures d’eau iraniennes sont par ailleurs vieillissantes et inefficaces. L’accès « restreint » au financement et aux technologies étrangères a « freiné » les investissements dans le traitement des eaux usées, dans la lutte contre les fuites et dans les installations modernes d’irrigation, écrivent les auteurs de l’article.

À Téhéran, certains rapports signalent la fuite de 40 % de l’eau qui circule dans les aqueducs, indique M. Nazemi. « C’est encore pire qu’à Montréal… » dit-il, sourire en coin.

De moins en moins de neige

En Iran, c’est la fonte annuelle de la neige des hautes montagnes qui recharge normalement les nappes phréatiques, les réservoirs, les lacs et les rivières. Or — et c’est là que les changements climatiques interviennent — ces précipitations de neige sont désormais moins abondantes. Et quand elles surviennent, elles fondent rapidement, ce qui défavorise la recharge printanière. Au surplus, en été, les grandes chaleurs accroissent l’évaporation des plans d’eau.

M. Nazemi croit que la crise de l’eau a joué un rôle « indirect » dans la révolte populaire survenue au début de l’hiver en Iran, et ensuite matée dans le sang. Quand les gens subissent une coupure d’eau ou d’électricité (ce qui arrive si les centrales hydroélectriques manquent de débit), ils comprennent que le gouvernement n’est pas capable de satisfaire à leurs besoins de base, explique le chercheur. « En gros, cela aggrave le manque de confiance envers l’État, et il suffit alors d’une étincelle pour que tout s’embrase et que les gens descendent dans la rue. »

Maintenant que la guerre fait rage, le problème de l’eau est évidemment relégué au second plan. À cette période-ci de l’année, l’eau est relativement abondante. « Mais l’hiver a été chaud et il n’y a pas beaucoup de neige dans les montagnes », avertit le professeur. Les problèmes hydriques commencent habituellement en juin.

Si la guerre se prolonge, M. Nazemi s’attend au pire. « Si jamais un barrage était bombardé, la situation s’aggraverait encore davantage. C’est une période très sombre. Où est-ce que ça va nous mener ? Je l’ignore. »

Ensemble, soutenons la réflexion

Média rigoureux et lucide, Le Devoir ne se contente pas de relater les faits.
Nos journalistes vous offrent les clés pour mieux comprendre l'actualité
d'ici et d'ailleurs. En soutenant notre mission, vous assurez la pérennité
d'un journalisme indépendant, exigeant et engagé.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway