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Quelque 130 millions de personnes auraient été radiées des listes électorales lors d’un processus de révision. L’opposition ainsi que le Parti du peuple cafard, qui avait arraché en juillet la démission du ministre de l’éducation, réclament la démission du président de la commission électorale.

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Un militant du Congrès de la jeunesse indienne (IYC) brandit une pancarte lors d’une manifestation contre le président de la commission électorale indienne, Gyanesh Kumar, pour dénoncer des irrégularités électorales présumées dans le cadre de la « révision intensive spéciale » des listes électorales, à New Delhi, le 28 septembre 2026. Un militant du Congrès de la jeunesse indienne (IYC) brandit une pancarte lors d’une manifestation contre le président de la commission électorale indienne, Gyanesh Kumar, pour dénoncer des irrégularités électorales présumées dans le cadre de la « révision intensive spéciale » des listes électorales, à New Delhi, le 28 septembre 2026.

Les révélations sont de nature à remettre en cause l’intégrité des élections en Inde. La commission électorale, dont l’impartialité a été maintes fois contestée au cours des dernières années, se trouve à nouveau sous le feu des critiques alors qu’un processus crucial de révision des listes électorales a conduit à la radiation de 130 millions de personnes.

Jusque-là, seuls l’opposition et les détracteurs du régime du premier ministre, Narendra Modi, s’en étaient pris à l’institution. Cette fois-ci, le scandale est arrivé de l’intérieur.

Une enquête retentissante publiée par le quotidien Indian Express mercredi 23 septembre met en lumière de graves dysfonctionnements internes. Entre les mois d’octobre 2025 et d’août 2026, deux des trois commissaires qui composent la commission électorale se sont plaints, par écrit, à 14 reprises, d’avoir été tenus à l’écart de décisions prises à leur insu par le président Gyanesh Kumar. Selon la loi, la commission doit, dans la mesure du possible, statuer à l’unanimité. En cas de désaccord, la majorité l’emporte.

Or les commissaires électoraux Sukhbir Singh Sandhu et Vivek Joshi estiment n’avoir été ni consultés ni même informés de plusieurs résolutions cruciales prises au nom de l’institution. « Les accusations à l’encontre de la commission électorale relevaient jusqu’alors de la spéculation, mais nous avons désormais la preuve qu’un certain nombre de décisions qu’elle a prises étaient illégales », estime S. Y. Quraishi, ancien président de la commission électorale (2010-2012).

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