Ce samedi 15 août marquait la 15ème édition de la fête de la Saint-Christophe à Tonneins (Lot-et-Garonne). Retour en images sur son traditionnel rassemblement de vieux véhicules.
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Histoire Manifestations
Le rassemblement a fait le plein, autant en voitures, près de 1500, qu’en visiteurs, environ 8000. ©Timothée Gimenez
Par
Timothée Gimenez
Publié le
16 août 2026 à 20h19
; mis à jour le 16 août 2026 à 23h00
Carrosseries rutilantes. Peintures brillantes. Moteurs rugissants. Pas de doute, la Saint-Christophe était bien de retour ce samedi 15 août au parc de Vénès à Tonneins (Lot-et-Garonne) et avec elle ses véhicules de collection et de prestige qui font tout le charme et l’attrait de la manifestation.
Pour cette 15e édition qui devait faire oublier l’annulation malheureuse de l’an dernier, le pari est plus que réussi : les 1 500 véhicules auraient été atteints selon l’organisation, constituant un nouveau record et drainant surtout une affluence rarement vue dans la Cité des Tabacs ces dernières années avec environ 8 000 visiteurs .
Le Républicain vous résume en images cette journée où la passion a rugi de fierté .
La journée a démarré par la classique messe de Saint-Christophe, donnée par le Père Lasbenes du diocèse d’Agen et qui a ensuite procédé à la bénédiction d’une quarantaine de véhicules (volontaires). ©TIMOTHEE GIMENEZ
Bernard, 70 ans, est l’heureux propriétaire de cette Triomphe Herald de 1962. « Une machine à remonter le temps, pour rouler décontracté et voir du paysage », décrit-il tout sourire. ©TIMOTHEE GIMENEZ
En parlant de remonter le temps, cette Peugeot Lion de janvier 1906 en sait quelque chose ! 120 ans et toujours roulante, qui dit mieux ? ©TIMOTHEE GIMENEZVidéos : en ce moment sur Actu
« C’est une voiture que j’ai achetée en 1968 à 20 ans ! ». Presque 60 ans plus tard, cette Peugeot 201 de 1930 semble flambant neuve, décidée à fêter son centenaire. « C’est parce que j’ai pris le temps de la retaper durant dix ans après l’avoir délaissée au fil des années », confie Thierry, qui présente même aux curieux qui s’approchent le cahier souvenir de cette réparation qu’il a documentée. « J’ai beaucoup appris avec elle, c’est un souvenir de jeunesse », rend hommage le passionné. ©TIMOTHEE GIMENEZ
3ème voiture la plus vendue au monde, la 2CV de Pascal, version Azam 1965 ici, représentait fièrement la communauté. « Dans son jus et authentique », affirme le sexagénaire qui lui a conféré volontairement un petit côté « hippie » avec ses phares-tournesols et un intérieur (non-visible sur la photo) très « flower power ». « Ma préférée de mes trois voitures de collection ! » ©TIMOTHEE GIMENEZ
Autre grand classique de l’automobile française, la fameuse 4L ! « Une GTL de 86 », précise celui qui l’a conduit depuis une décennie, Thierry, Casteljalousain de 61 ans. « Je l’ai retapée avec le Club ‘Les Moteurs Gascons’ avec qui on l’avait sortie d’un champ où elle s’était détériorée durant huit années ». Depuis, le moteur vrombit si bien que la voiture, bariolée de couleurs et sponsors, a notamment participé trois fois au Trophée 4L, un rallye réputé dans la communauté. ©TIMOTHEE GIMENEZ
Au milieu des rangs de cylindrées historiques, impossible de le manquer. Le Sherif Wright est partout, sirène hurlante, chapeau visé, arme à la ceinture. Il vient présenter une Chevrolet Malibu 9CI de 1978, la voiture de la police américaine du « Comte d’Orange en Californie ». Tout un univers que ce Girondin de 48 ans exhibe avec sérieux, au point de gagner une coupe « coup de coeur » l’après-midi. ©TIMOTHEE GIMENEZ
Autre représentante de la catégorie « US » cet après-midi, Caroline, dit « Carolina Girl », Queyrannaise de 62 ans, chapeau américain sur la tête, dénote autant qu’elle attire avec sa Mustang V8. Pas de véhicule ancien pour sa part (2012), mais de prestige, une catégorie à laquelle s’ouvre le rassemblement ces dernières années. « Je la possède depuis 2017, c’est une vraie voiture de film, mon bébé d’amour », décrit-elle pour parler de ce bolide capable de monter à plus de 250 km/h. ©TIMOTHEE GIMENEZ
En parlant de « bolide », en voici un tout aussi prestigieux, si ce n’est plus par son âge. Lancée à pleine vitesse, cette Bugatti 35B de 1929 pouvait atteindre à l’époque les 200km/h. Aujourd’hui, « la haute vitesse est surtout reservée aux circuits » présente Jean-Claude, bordelais de 70 ans (non-visible sur la photo) dont 30 comme propriétaire de cette voiture de course 4 fois championne notamment du Circuit des Remparts d’Angoulême. ©TIMOTHEE GIMENEZ
Pour Tatiana, 48 ans, et Fred, 54 ans, point de voiture à exhiber, mais des costumes à faire pâlir en revanche les tissus de 2026. « Ce sont des costumes d’été de la 2ème moitié des années 1920 », précise monsieur. Et attention, ça n’est pas juste pour l’occasion, « c’est quotidien » préviennent ces Villenevois ! Il ont ainsi été invités par l’ancien maire de Tonneins, Jean-Pierre Moga, a participé au concours d’élégance le soir, ayant même eu l’honneur de conduire la Talbo de l’ancien édile ! ©TIMOTHEE GIMENEZ
Attention, excès de classe ici aussi ! Voici une Amilcar CGSS de 1929, fabriquée seulement à 70 exemplaires dans le monde. Une pièce rare d’autant plus exceptionnelle quand on apprend que c’est cet exemplaire là que conduit Jean-Paul Belmondo dans le film Borsalino ! « Je l’ai trouvée dans une casse-auto en Alsace en 2002 », se rappelle Marcel, son propriétaire Lot-et-Garonnais et collectionneur depuis un demi-siècle. Cela valait bien une coupe « coup de coeur » de l’organisation ! ©TIMOTHEE GIMENEZ
Increvable. Un petit tour de manivelle et ça repart pour cette Ford T de 1920 ! On n’est pas la deuxième voiture la plus vendue de l’Histoire pour rien ! Ce propriétaire en sait quelque chose. ©TIMOTHEE GIMENEZ
Et si la voiture ne redémarre pas, pas de soucis, on pousse ! Comme pour cette Peugeot 403 décapotable qui devait être trop émue pour vrombir après avoir gagné une coupe « coup de coeur » ! A l’année prochaine ! ©TIMOTHEE GIMENEZPersonnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu .