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Nouvelle journée de blocus dans les lycées de Seine-et-Marne. Les élèves réclament toujours plus de moyens et une amélioration de leurs conditions d’apprentissage.
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Par Laura Bourven Publié le 1 oct. 2026 à 13h51
Quatrième journée de mobilisation dans les lycées de Seine-et-Marne, pour l’augmentation des moyens et l’amélioration des conditions d’étude.
Ce jeudi 1er octobre 2026, la manifestation était particulièrement intense à Meaux. Pour la première fois depuis le début de la semaine, le lycée Henri-Moissan, situé près de la gare, s’est joint au mouvement, non sans fracas.
Dès 6 h du matin, des lycéens étaient postés devant l’entrée de l’établissement. Ils ont, au cours de la matinée, été rejoints par les élèves de Pierre-de-Coubertin et de Jean-Vilar. Et les tensions sont vite montées entre les lycéens et les forces de l’ordre.

Poubelles cramées, abris bus détruits, pétards et tirs de mortiers… Les CRS et la police nationale présents sur place ont tenté de disperser pendant de longues minutes les centaines de lycéens présents sur place à l’aide, notamment, de bombes lacrymogènes, qui ont poussé les élèves dans les différentes rues du centre-ville de Meaux, créant ainsi plusieurs mouvements de foule.

Un ras-le-bol général à Meaux
Mais derrière cette violence, voulue par une poignée d’élèves, les lycéens veulent faire passer un message et déplorent l’état de leurs établissements. « Nous ne sommes pas pour la violence. Nous sommes pour le respect et on s’est fait gazer ! On essaye de manifester dans la paix, mais c’est du grand n’importe quoi », lancent Alicia et Luna, élèves en Seconde au lycée Henri-Moissan de Meaux.
Elles dénoncent des classes surchargées, ne permettant pas aux professeurs d’être attentifs à tous les élèves, mais aussi l’état général du bâtiment avec des sols abîmés, des murs délabrés, et un manque d’isolation. « L’été, on crève de chaud, et l’hiver on crève de froid ! »

Les emplois du temps sont aussi au cœur des discussions. Si certains pointent des trous de plusieurs heures dans leur journée, Alicia et Luna regrettent, elles, des pauses trop courtes, notamment le midi. « On n’a même pas le temps de manger. On a qu’une heure pour sortir du lycée car la cantine est dans un autre bâtiment, manger et revenir. Et souvent, il y a au moins 30 minutes de queue pour se servir ! »
Au lycée Pierre-de-Coubertin, où la Région réalise pourtant un chantier d’ampleur pour rénover l’établissement, les revendications sont les mêmes. Ce mercredi, avant d’aller à Henri-Moissan, les élèves ont fait brûler des chariots et des poubelles. Sur le grillage, un slogan : « Si ça ne change pas, on recommence ! »
« Je comprends leur colère même si je ne veux pas que ça prenne cette tournure, commente Charly, élève de Coubertin qui a assisté aux manifestations. Ici, les salles se dégradent, on a des trous dans les murs. L’été on n’a pas de clim et l’hiver on n’a pas de chauffage. »
Autre manifestation à Longperrier
Si la situation était plus calme, les revendications étaient similaires au lycée Charles-de-Gaulle de Longperrier. Micro et pancartes dans les mains, la centaine d’élèves rassemblés avaient plusieurs messages à faire passer. « Honnêtement, il n’y a rien qui va. Nos emplois du temps, entre nos horaires et les trous, c’est une catastrophe. Les locaux sont en mauvais état, la plupart des toilettes des garçons sont fermées, le lycée est aussi mal isolé, on a trop chaud l’été et très froid l’hiver », lance Hajer, en terminale.
Evan, lui aussi en dernière année, pointe d’autres problèmes : « on étudie dans des classes surchargées et la question du harcèlement ne semble pas être une priorité pour la direction. Ils sont plus occupés à nous prendre nos téléphones. »

« On en a marre et clairement, on est là pour revendiquer nos droits et non pas pour casser. On restera là jusqu’à temps qu’on soit écouté. On ne va rien lâcher », conclut Sarah.
En Seine-et-Marne, le mouvement ne semble pas s’essouffler, et certains lycées pourraient de nouveau être mobilisés demain, vendredi 2 octobre 2026.
Avec Baptiste RINGEVAL
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