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Trois mois après son arrivée au pouvoir, le premier ministre s’apprête à faire élire, mardi, l’ancien juge constitutionnel Andras Baka à la présidence de la République. Sa nomination, décidée sans concertation, soulève des questions sur la pratique du pouvoir du successeur de Viktor Orban, jugée par certains comme trop expéditive et centralisée.

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Peter Magyar au château royal de Gödöllő (Hongrie), le 23 juin 2026. Peter Magyar au château royal de Gödöllő (Hongrie), le 23 juin 2026.

Ancien président de la Cour suprême hongroise, Andras Baka devrait, sauf surprise, être élu président de la République de Hongrie, mardi 11 août après-midi. Désigné par le parti conservateur et pro-européen Tisza, la formation du premier ministre, Péter Magyar, ce magistrat, également passé par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), est le seul candidat. Et il peut compter sur la majorité écrasante dont dispose Tisza au Parlement depuis les élections législatives du 12 avril pour succéder à Tamas Sulyok, abruptement démis de ses fonctions en juillet.

Si la fonction présidentielle est surtout honorifique dans ce pays d’Europe centrale, M. Sulyok a été accusé par M. Magyar d’être une « marionnette » de l’ancien premier ministre nationaliste Viktor Orban, avant d’être écarté à la suite d’une modification de la Constitution adoptée en urgence par Tisza, afin de limoger les affidés de l’ancien pouvoir s’accrochant à leur poste en dépit de la déroute électorale du Fidesz, le parti de M. Orban. Péter Magyar reprochait en particulier à M. Sulyok de « n’avoir jamais rien fait » pour empêcher les réformes autoritaires du pouvoir précédent, alors qu’il aurait, par exemple, pu les envoyer pour examen à la Cour constitutionnelle.

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