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Vendredi 18 septembre, la seule radio locale de Petit-Boucan, dans la commune du Gressier, a cessé d’émettre, après l’assassinat sauvage de son directeur.
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Menaces, tabassages, enlèvements, assassinats… En Haïti, les actes de violence visant des journalistes se succèdent à un rythme préoccupant, sans réaction notable des autorités de ce pays caribéen en proie à une profonde crise sécuritaire depuis plusieurs années. La profession est à nouveau en deuil. Mercredi 9 septembre, le corps de Joseph Willard Vancol, directeur de la radio Ti Boukan FM et animateur sur les ondes de ce média associatif de la localité de Gressier (Ouest), était découvert non loin du lieu où il avait été enlevé le 20 août, lors d’une attaque meurtrière menée par des membres du gang 103 Zombies, un des groupes armés qui sèment la désolation dans l’agglomération de Port-au-Prince, la capitale haïtienne.
Agé de 73 ans, Joseph Willard Vancol était une figure respectée dans cette localité rurale de la périphérie de la capitale, où il codirigeait également un centre de formation, pillé et saccagé lors du raid au cours duquel il a été vu pour la dernière fois. Après plusieurs jours de recherches, son corps décapité a été retrouvé « dans un espace boisé » du lieu-dit Petit-Boucan. « Il a été sauvagement assassiné », s’émeut Alermy Piervilus, le secrétaire exécutif de la Plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (POHDH).
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