Dans une rare interview accordée à un média étranger, Zemene Kassie, le chef du mouvement Fano, qui réunit une série de milices ethno-nationales en Ethiopie, est catégorique: «Nous sommes maintenant réunies sous un seul commandement. Nous ne faisons plus qu’un», a-t-il assuré au téléphone cette semaine au Temps, en affirmant qu’il est désormais le président incontesté d’un mouvement jusqu’ici très fractionné. Cette nouvelle situation, jugée crédible par des experts consultés, pourrait «avoir des répercussions dans une bonne partie de l’Afrique», ajoutait-il. C’est peut-être aller vite en besogne. Mais une chose est sûre: les conflits qui font rage en Ethiopie pourraient rapidement finir de s’embraser. Au risque de s’imbriquer dans une guerre régionale plus vaste, s’étendant du Soudan à la mer Rouge.
Le mouvement Fano? «C’est l’un des acteurs clés. Absolument majeur dans la région éthiopienne de l’Amhara», note Kjetil Tronvoll, professeur à Oslo New University College, l’un des spécialistes les plus réputés de l’Ethiopie et de la Corne de l'Afrique. «Il est difficile de savoir si ce mouvement représente la majorité absolue des Amharas, mais il est clair qu’il bénéficie d’un très large soutien, notamment de la population rurale, très importante en Ethiopie.»


6 day_ago
23






















.jpg)






French (CA)