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Plus de 90 communes ont adopté l’identification génétique canine pour traquer les propriétaires peu scrupuleux ne ramassant pas les déjections de leur animal.
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LETTRE DE MADRID
A Madrid, le 21 janvier 2026. Guerre aux trottoirs souillés ! En Espagne, une déjection canine peut faire l’objet d’un prélèvement ADN, d’une analyse en laboratoire et d’un rapprochement avec un fichier génétique. Au bout de la piste : un coupable, son chien et une amende pour être reparti sans petit sac plastique.
Un peu plus de 90 communes espagnoles ont adopté ce dispositif, qui donne à la lutte contre les crottes de chien des allures de série policière. Le principe est simple : un vétérinaire prélève de la salive dans la gueule de l’animal. Son profil génétique, associé à sa puce électronique, rejoint une base municipale. L’ADN des excréments abandonnés est comparé au fichier. En cas de correspondance, la mairie engage une procédure contre le propriétaire.
La ville andalouse de Malaga s’y est mise dès 2017. Après des débuts hésitants, le phénomène a pris de l’ampleur. A Tarragone, en Catalogne, les propriétaires ont jusqu’au 30 septembre pour enregistrer leur petit compagnon sans risquer de sanction. L’inscription coûtera ensuite 45 euros. Le maire (Parti socialiste de Catalogne), Ruben Viñuales, assure pourtant ne pas chercher à remplir les caisses : « J’espère que nous ne récolterons pas un seul euro. »
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